Cependant, pour chacun des paliers de temps choisi, l'essai à 70 g conduit à des degrés de
consolidation qui sont inférieurs de 5 à 6% à ceux déterminés lors des essais à 50 g. Cet écart
systématique pourrait s'expliquer par l'influence de la macrogravité sur la dissipation des
pressions interstitielles. Toutefois, il est assez étonnant de constater que c'est pour la plus faible
gravité que le tassement est le plus important. Cette remarque tend à prouver une fois encore
que les faibles variations enregistrées seraient liées à la précision des mesures. Globalement,
après un temps équivalent de 2 ans et 6 mois, la fraction brute atteint un degré de consolidation
de 0.9.
Tableau 44 - Consolidation de la fraction brute : résultats comparatifs des différents essais
Temps simulés (t) (jours)
525 j.
583 j.
926 j.
essai n°l
g = 50
essai n°2
g = 50
essai n°3
g = 70
essai n°2
g = 50
essai n°3
g = 70
essai n°3
g = 70
Fraction brute drainée
U (montée en g)
0.33
0.32
0.29
0.32
0.29
0.29
U(t) (gravité constante)
0.84
0.83
0.78
0.85
0.80
0.90
Tassem.(t) / H initiale (%)
36.4
35.0
34.4
36.0
35.3
39.6
Tassem. (infini) / H initiale (%)
43.1
42.2
44.2
42.2
44.2
44.2
V II.5.3 Conclusions
L'essai à une gravité de 70 g permet de confirmer les résultats obtenus lors des campagnes
précédentes à 50 g. Les valeurs déterminées (tassement et degré de consolidation) varient de 3
à 6 %. Cela correspond approximativement à la précision des mesures, et il est de ce fait
possible de considérer que les deux gravités distinctes sont peu influentes sur la consolidation
des matériaux étudiés. Ces résultats concordent avec ceux de BALAY et al. (1988), qui obtient
sur des sédiments bruts (La Rochelle) soumis à des gravités de 75 et 100 g, des variations de
tassement inférieures à 5 %.
Pour prédire les tassements en fin de consolidation, l'extrapolation des résultats par la méthode
d'ASAOKA conduit à des valeurs très proches pour le sédiment brut. Pour l'échantillon fin, les
résultats sont plus dispersés, y compris entre les essais à 50 g. Sur ce matériau très finement
divisé et fortement dilué, la méthode d'extrapolation conduit à des écarts supérieurs à 10 %.
On peut penser qu'une telle incertitude n'est pas préjudiciable à la gestion des sites de
confinement. Toutefois, si des prévisions plus précises sont souhaitées, il serait nécessaire sur
ce type de matériau d'effectuer des essais de centrifugation de plus longue durée (au-delà de
10 heures sous 70 g par exemple).
220
consolidation qui sont inférieurs de 5 à 6% à ceux déterminés lors des essais à 50 g. Cet écart
systématique pourrait s'expliquer par l'influence de la macrogravité sur la dissipation des
pressions interstitielles. Toutefois, il est assez étonnant de constater que c'est pour la plus faible
gravité que le tassement est le plus important. Cette remarque tend à prouver une fois encore
que les faibles variations enregistrées seraient liées à la précision des mesures. Globalement,
après un temps équivalent de 2 ans et 6 mois, la fraction brute atteint un degré de consolidation
de 0.9.
Tableau 44 - Consolidation de la fraction brute : résultats comparatifs des différents essais
Temps simulés (t) (jours)
525 j.
583 j.
926 j.
essai n°l
g = 50
essai n°2
g = 50
essai n°3
g = 70
essai n°2
g = 50
essai n°3
g = 70
essai n°3
g = 70
Fraction brute drainée
U (montée en g)
0.33
0.32
0.29
0.32
0.29
0.29
U(t) (gravité constante)
0.84
0.83
0.78
0.85
0.80
0.90
Tassem.(t) / H initiale (%)
36.4
35.0
34.4
36.0
35.3
39.6
Tassem. (infini) / H initiale (%)
43.1
42.2
44.2
42.2
44.2
44.2
V II.5.3 Conclusions
L'essai à une gravité de 70 g permet de confirmer les résultats obtenus lors des campagnes
précédentes à 50 g. Les valeurs déterminées (tassement et degré de consolidation) varient de 3
à 6 %. Cela correspond approximativement à la précision des mesures, et il est de ce fait
possible de considérer que les deux gravités distinctes sont peu influentes sur la consolidation
des matériaux étudiés. Ces résultats concordent avec ceux de BALAY et al. (1988), qui obtient
sur des sédiments bruts (La Rochelle) soumis à des gravités de 75 et 100 g, des variations de
tassement inférieures à 5 %.
Pour prédire les tassements en fin de consolidation, l'extrapolation des résultats par la méthode
d'ASAOKA conduit à des valeurs très proches pour le sédiment brut. Pour l'échantillon fin, les
résultats sont plus dispersés, y compris entre les essais à 50 g. Sur ce matériau très finement
divisé et fortement dilué, la méthode d'extrapolation conduit à des écarts supérieurs à 10 %.
On peut penser qu'une telle incertitude n'est pas préjudiciable à la gestion des sites de
confinement. Toutefois, si des prévisions plus précises sont souhaitées, il serait nécessaire sur
ce type de matériau d'effectuer des essais de centrifugation de plus longue durée (au-delà de
10 heures sous 70 g par exemple).
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