- extrapolation des résultats : en fin d'essai, les résultats obtenus pour l'échantillon
grenu sont directement exploitables, car le tassement final est atteint. Par contre, pour les
autres échantillons, l'exploitation des résultats a été effectuée par une méthode de calcul, car
les courbes de tassement sont encore loin de leur palier. Les résultats obtenus sur les mesures à
50 g sont confirmés par l'essai à 70 g qui a permis une simulation dans le temps plus
importante. Toutefois, pour les échantillons les plus fins et les plus dilués, il paraît souhaitable
d'augmenter la durée de l'essai, afin de simuler un temps de consolidation plus long.
- effets d’échelle : en accélérant la consolidation de sédiments de dragage pour prédire
leur comportement à long-terme, on se heurte à des effets d'échelle de différentes natures qui
peuvent influer sur les résultats finaux. En étudiant notre modèle sous deux gravités distinctes,
nous avons montré que les phénomènes physiques tels que la validité de la loi de Darcy étaient
respectés dans le domaine d'étude (50 et 70 g). Néanmoins, ces matériaux contiennent une
proportion non négligeable de matière organique et sont colonisés par de très nombreux être
vivants. On peut donc penser que des phénomènes chimiques (dégradation des matières
organiques qui engendre la formation de gaz en influant sur la dissipation des pressions
interstitielles) et biologiques (action des microorganismes qui contribue par exemple à la
cémentation des particules en modifiant les conditions de drainage) aient une influence sur la
consolidation de ces matériaux. C'est ainsi que nous avons vu au chapitre III.3.2 que les vers
de vase pouvaient modifier la perméabilité de ces matériaux à l'échelle de la journée. Tous ces
phénomènes qui sont fonction de nombreux paramètres (teneur en matière organique, activité
des microorganismes, condition de stockage...), restent difficiles à modéliser en raison de leur
cinétique. Ils constituent l'une des principales limites à ces essais de consolidation en
macrogravité et, à défaut de solution réellement efficace pour les intégrer à la modélisation, il
conviendrait d'évaluer leurs conséquences sur la consolidation.
- validation des résultats : de la même façon que pour les modèles théoriques, les
modèles expérimentaux ont besoins d'être validés. Pour cela, les résultats qu'ils apportent
doivent être comparés à des mesures sur sites. Or, l'étude des matériaux de dragage est
relativement récente. Les données historiques sur l'évolution des profils des couches de dépôt
sont rares. En Europe, les sites instrumentés existent depuis une dizaine d'années. Ainsi, le port
de Hambourg qui traite ses sédiments contaminés dispose d'un site de six millions de mètres
cubes pour isoler les fractions polluées (BLÙMEL, 1993). Le port de Rotterdam exploite un
bassin de 150 millions de mètres cubes de vases contaminées provenant directement du
dragage (DEIBEL, 1993). Le suivi de la consolidation des matériaux de ces sites permet
progressivement le développement et l'ajustement de lois de comportement théoriques. Il doit
permettre également le calage des résultats apportés par les modèles expérimentaux. Ces deux
approches bien distinctes doivent contribuer à améliorer la maîtrise de ces produits.
D'une façon générale, les perspectives d'utilisation des modèles réduits centrifugés sont
grandes. Ils peuvent permettre d'optimiser la gestion des sites de dépôt en aidant à déterminer
l'épaisseur optimale de matériau à mettre en place pour conduire à une consolidation rapide. En
outre, des essais de résistance mécanique sur les échantillons consolidés apportent des
informations très précieuses vis à vis de la réhabilitation de ces sites en fin d'exploitation. En
conséquence, on peut penser raisonnablement que si les prévisions données par cette technique
sont confirmées par les mesures sur le terrain, et si l'évolution des besoins concernant les
matériaux de dragage continue à croître, l'utilisation de cet outil dans ce domaine d'étude
devrait être amenée à se développer d'une façon plus systématique.
222
grenu sont directement exploitables, car le tassement final est atteint. Par contre, pour les
autres échantillons, l'exploitation des résultats a été effectuée par une méthode de calcul, car
les courbes de tassement sont encore loin de leur palier. Les résultats obtenus sur les mesures à
50 g sont confirmés par l'essai à 70 g qui a permis une simulation dans le temps plus
importante. Toutefois, pour les échantillons les plus fins et les plus dilués, il paraît souhaitable
d'augmenter la durée de l'essai, afin de simuler un temps de consolidation plus long.
- effets d’échelle : en accélérant la consolidation de sédiments de dragage pour prédire
leur comportement à long-terme, on se heurte à des effets d'échelle de différentes natures qui
peuvent influer sur les résultats finaux. En étudiant notre modèle sous deux gravités distinctes,
nous avons montré que les phénomènes physiques tels que la validité de la loi de Darcy étaient
respectés dans le domaine d'étude (50 et 70 g). Néanmoins, ces matériaux contiennent une
proportion non négligeable de matière organique et sont colonisés par de très nombreux être
vivants. On peut donc penser que des phénomènes chimiques (dégradation des matières
organiques qui engendre la formation de gaz en influant sur la dissipation des pressions
interstitielles) et biologiques (action des microorganismes qui contribue par exemple à la
cémentation des particules en modifiant les conditions de drainage) aient une influence sur la
consolidation de ces matériaux. C'est ainsi que nous avons vu au chapitre III.3.2 que les vers
de vase pouvaient modifier la perméabilité de ces matériaux à l'échelle de la journée. Tous ces
phénomènes qui sont fonction de nombreux paramètres (teneur en matière organique, activité
des microorganismes, condition de stockage...), restent difficiles à modéliser en raison de leur
cinétique. Ils constituent l'une des principales limites à ces essais de consolidation en
macrogravité et, à défaut de solution réellement efficace pour les intégrer à la modélisation, il
conviendrait d'évaluer leurs conséquences sur la consolidation.
- validation des résultats : de la même façon que pour les modèles théoriques, les
modèles expérimentaux ont besoins d'être validés. Pour cela, les résultats qu'ils apportent
doivent être comparés à des mesures sur sites. Or, l'étude des matériaux de dragage est
relativement récente. Les données historiques sur l'évolution des profils des couches de dépôt
sont rares. En Europe, les sites instrumentés existent depuis une dizaine d'années. Ainsi, le port
de Hambourg qui traite ses sédiments contaminés dispose d'un site de six millions de mètres
cubes pour isoler les fractions polluées (BLÙMEL, 1993). Le port de Rotterdam exploite un
bassin de 150 millions de mètres cubes de vases contaminées provenant directement du
dragage (DEIBEL, 1993). Le suivi de la consolidation des matériaux de ces sites permet
progressivement le développement et l'ajustement de lois de comportement théoriques. Il doit
permettre également le calage des résultats apportés par les modèles expérimentaux. Ces deux
approches bien distinctes doivent contribuer à améliorer la maîtrise de ces produits.
D'une façon générale, les perspectives d'utilisation des modèles réduits centrifugés sont
grandes. Ils peuvent permettre d'optimiser la gestion des sites de dépôt en aidant à déterminer
l'épaisseur optimale de matériau à mettre en place pour conduire à une consolidation rapide. En
outre, des essais de résistance mécanique sur les échantillons consolidés apportent des
informations très précieuses vis à vis de la réhabilitation de ces sites en fin d'exploitation. En
conséquence, on peut penser raisonnablement que si les prévisions données par cette technique
sont confirmées par les mesures sur le terrain, et si l'évolution des besoins concernant les
matériaux de dragage continue à croître, l'utilisation de cet outil dans ce domaine d'étude
devrait être amenée à se développer d'une façon plus systématique.
222
