- séparations densimétriques : Cette technique de séparation des minéraux par densité
permet une localisation des porteurs métalliques sur les fractions densimétriques. Elle peut
donc directement conduire à privilégier un traitement gravimétrique. En outre, en isolant des
porteurs potentiels de métaux, elle constitue une première étape dans l'identification des
polluants par des moyens de type "minéralogique".
- observations binoculaires : Cette technique d'observation permet de reconnaître de
nombreux minéraux, dont les porteurs métalliques tels que les sulfures. D'autres espèces
minérales non identifiées peuvent être déterminées également, et soumises à des analyses plus
pointues.
- analyses MEB et microsonde : Ces outils permettent de rechercher des métaux au sein
de grains. Ainsi, la présence de cadmium au sein de la sphalérite a été vérifiée par microsonde
pour le sédiment Cl. Des microsulfures ont été déterminés par analyse MEB. Enfin, l'analyse
des particules non identifiées (scories...) permet de vérifier la présence ou non de métaux au
sein de leur structure.
- extractions séquentielles : La caractérisation des polluants par des méthodes de type
"géochimique" permet une quantification des porteurs métalliques sur les différentes phases.
Cependant, les formes chimiques anthropiques (scories...) sont peu facilement identifiables et
cette méthode reste peu adaptée à une étude de caractérisation destinée à choisir des procédés
de traitement.
Globalement, pour caractériser les polluants, les outils de séparation physique (granulométrie,
densité, susceptibilité magnétique) combinés à des analyses chimiques permettent de localiser
les porteurs de métaux sur des fractions spécifiques de la matrice sédimentaire. C'est alors sur
ces fractions que l'on applique les techniques d'observation et d'identification (loupe
binoculaire, MEB, microsonde...) permettant de déterminer les porteurs de métaux qu'elles
concentrent. Cette deuxième étape peut s'avérer délicate, notamment pour les contaminations
par des métaux tels que le mercure ou le cadmium, toxiques à de faibles teneurs. Pour ces
derniers, il n'est pas toujours possible d'identifier les porteurs (sédiment P2). Leur dilution au
sein de la matrice est encore trop importante. Dans ce cas, c'est la concordance des résultats de
localisation (fractions légères et lourdes) et des résultats d'extractions sélectives (fractions
oxydables = matières organiques et sulfures) qui a permis d'aboutir à la spéciation du mercure.
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