On constate que les proportions pondérales des fractions gravimétriques sont très proches pour
toutes les tranches granulométriques. Ainsi, la fraction légère représente environ 10 /o de la
masse et la fraction lourde, moins importante, varie de 2 à 5 %. Dans 1 ensemble, les
séparations densimétriques avaient conduit pour ces deux fractions à des proportions plus
faibles (cf. IV.3.2.2.2).
Les analyses chimiques des différentes fractions conduisent à des bilans très proches de ceux
obtenus par liqueurs denses. La concentration de l'arsenic sur les fractions légères et lourdes
est significative, sauf pour la tranche granulométrique 0/20 pm pour laquelle le traitement a été
sans effet. Pour cette dernière, la taille des particules est trop faible pour que des différences
gravimétriques puissent conduire à une séparation physique efficace.
A partir des résultats partiels de ces tranches granulométriques, un bilan global a été établi
(tableau 25). La teneur en arsenic de la fraction intermédiaire est divisée par 2.5. Cette valeur
est comparable à celles obtenues par flottation. Cependant, la proportion pondérale de la
fraction traitée par table à secousses est cette fois-ci nettement plus faible. Ce procédé reste
donc globalement moins favorable.
Tableau 25 - Bilan global de la séparation gravimétrique du sédiment PI (As)
Fraction
gravimétrique
Masse
(%)
Arsenic
Teneur (ppm) Répartition (%)
> 2 mm
12.10
<20
/
intermédiaire
36.57
635
16.69
lourde et légère
6.36
1893
8.66
fines (0/20 pm)
44.96
2311
74.66
sédiment brut
100.00
1583
100.00
IV.4,3.3.2 Séparation magnétique en voie humide
La fraction magnétique de ce sédiment est constituée d'oxydes et d'hydroxydes de fer, de
sphères et d'esquilles. Ces particules sont des porteurs métalliques potentiels, sans que les
outils de caractérisation aient pu le confirmer en raison des limites de détection. Pour vérifier
cette hypothèse, une récupération massive de ces particules a été effectuée par séparation
magnétique en voie humide. Afin de réduire l'hétérogénéité granulométrique des particules, le
sédiment a été préalablement tamisé à 125 pm, puis déschlammé. Les tranches 0/10, 10/125 et
125/2000 pm ont donc été étudiées séparément. La description de l'appareil est au
chapitre III 4.4 et les bilans de ces traitements sont présentés dans l'annexe 46.
De nouveau, on remarque que le traitement est inefficace sur les fines particules. On note
même un effet inverse, avec une légère concentration de l'arsenic sur la fraction non
magnétique. En outre, les bilans obtenus sur les fractions grenues sont très décevants
également en terme de décontamination. Cependant, la récupération de plus de 40 % de
l'arsenic sur la fraction magnétique 125/2000 pm (16.5 % pondéral) traduit bien la présence
d arsenic sur ces grains. Cela permet donc de confirmer notre hypothèse de départ, tout en
donnant une estimation de la répartition de cet élément. En outre, le bilan de ce procédé
contribue à montrer que les porteurs de l'arsenic s'expriment sous des formes nombreuses, peu
favorables à des récupérations massives en une seule étape de traitement. Par conséquent, la
décontamination de ce sédiment reste délicate.
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toutes les tranches granulométriques. Ainsi, la fraction légère représente environ 10 /o de la
masse et la fraction lourde, moins importante, varie de 2 à 5 %. Dans 1 ensemble, les
séparations densimétriques avaient conduit pour ces deux fractions à des proportions plus
faibles (cf. IV.3.2.2.2).
Les analyses chimiques des différentes fractions conduisent à des bilans très proches de ceux
obtenus par liqueurs denses. La concentration de l'arsenic sur les fractions légères et lourdes
est significative, sauf pour la tranche granulométrique 0/20 pm pour laquelle le traitement a été
sans effet. Pour cette dernière, la taille des particules est trop faible pour que des différences
gravimétriques puissent conduire à une séparation physique efficace.
A partir des résultats partiels de ces tranches granulométriques, un bilan global a été établi
(tableau 25). La teneur en arsenic de la fraction intermédiaire est divisée par 2.5. Cette valeur
est comparable à celles obtenues par flottation. Cependant, la proportion pondérale de la
fraction traitée par table à secousses est cette fois-ci nettement plus faible. Ce procédé reste
donc globalement moins favorable.
Tableau 25 - Bilan global de la séparation gravimétrique du sédiment PI (As)
Fraction
gravimétrique
Masse
(%)
Arsenic
Teneur (ppm) Répartition (%)
> 2 mm
12.10
<20
/
intermédiaire
36.57
635
16.69
lourde et légère
6.36
1893
8.66
fines (0/20 pm)
44.96
2311
74.66
sédiment brut
100.00
1583
100.00
IV.4,3.3.2 Séparation magnétique en voie humide
La fraction magnétique de ce sédiment est constituée d'oxydes et d'hydroxydes de fer, de
sphères et d'esquilles. Ces particules sont des porteurs métalliques potentiels, sans que les
outils de caractérisation aient pu le confirmer en raison des limites de détection. Pour vérifier
cette hypothèse, une récupération massive de ces particules a été effectuée par séparation
magnétique en voie humide. Afin de réduire l'hétérogénéité granulométrique des particules, le
sédiment a été préalablement tamisé à 125 pm, puis déschlammé. Les tranches 0/10, 10/125 et
125/2000 pm ont donc été étudiées séparément. La description de l'appareil est au
chapitre III 4.4 et les bilans de ces traitements sont présentés dans l'annexe 46.
De nouveau, on remarque que le traitement est inefficace sur les fines particules. On note
même un effet inverse, avec une légère concentration de l'arsenic sur la fraction non
magnétique. En outre, les bilans obtenus sur les fractions grenues sont très décevants
également en terme de décontamination. Cependant, la récupération de plus de 40 % de
l'arsenic sur la fraction magnétique 125/2000 pm (16.5 % pondéral) traduit bien la présence
d arsenic sur ces grains. Cela permet donc de confirmer notre hypothèse de départ, tout en
donnant une estimation de la répartition de cet élément. En outre, le bilan de ce procédé
contribue à montrer que les porteurs de l'arsenic s'expriment sous des formes nombreuses, peu
favorables à des récupérations massives en une seule étape de traitement. Par conséquent, la
décontamination de ce sédiment reste délicate.
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