On constate tout d abord que la proportion de particules de diamètre inférieur à 10 pm est
égale pour les quatre sédiments (35 %). Les différences granulométriques apparaissent
essentiellement sur les fractions grenues. Ainsi, avec un
de 550 pm, le sédiment PI a la
fraction grossière la plus importante. A l'inverse, le sédiment C2 est très finement divisé
(Dgo — 50 pm). Enfin, les sédiments C3 et P2 ont des courbes granulométriques très proches
(D^ — 95 pm), qui sont comprises à 1 intérieur de celles caractérisant les deux autres sédiments.
Globalement, on constate que la fraction sableuse ( > 63 pm) de la plupart de ces sédiments est
peu importante. Elle est la plus exprimée sur PI, avec 40 % pondéral de ce matériau Ainsi,
pour certains échantillons, les fractions granulométriques grenues ont été regroupées pour
constituer dans la suite de l'étude une seule fraction. C'est le cas des particules de diamètre
supérieur à 125 pm pour les sédiments de canaux C2 et C3. Pour le sédiment portuaire P2,
nous avons distingué les fractions 125/250 pm et > 250 pm. Enfin, pour l'échantillon portuaire
PI, les tranches 125/500 et 500/2000 ont été étudiées séparément. Constituée essentiellement
de débris végétaux, la fraction supérieure à 2 mm de ce matériau, n'a pas été étudiée.
IV.2.1.3 Densité solide
Des analyses au pycnomètre multivolume (cellule 35 cm3) ont permis de déterminer la densité
de la phase solide de chaque échantillon et de toutes leurs fractions granulométriques
(cf. III.2.1.3). On constate que le sédiment PI présente une densité brute (2.55) plus élevée
que celles mesurées sur les autres échantillons (2.41 pour C2 et 2.43 pour Cl, C3 et P2).
A l'exception de PI, tous les échantillons présentent une évolution en cloche de leur densité
sèche en fonction de la granulométrie (annexe 29). L'allure de ces trois courbes est identique à
celle déterminée pour le sédiment Cl. On observe un maximum pour les granulométries
proches de 80 pm, qui varie de 2.55 pour C2 et P2, à 2.7 pour le sédiment C3. Les mêmes
hypothèses que celles formulées pour Cl peuvent être avancées. Ainsi, la présence marquée de
débris végétaux et d'argiles semble expliquer les faibles densités mesurées sur les fractions
grenues et fines, respectivement.
Quant au sédiment PI, on note une très nette accentuation de la densite sur les fractions
grenues, notamment au-delà de 125 pm. Comme pour les autres sédiments, ces fractions
contiennent pourtant une quantité non négligeable de débris végétaux, susceptibles de réduire
leur densité sèche. Cependant, pour PI, ce phénomène est minimisé par la présence en forte
proportion de fragments coquilliers (calcaires) bien visible à l'oeil nu. Avec une densité proche
de celle de l'aragonite (2.95), ces éléments contribuent à accroître la densite globale de la phase
solide de ce sédiment.
IV.2.2 Caractérisation chimique
IV.2.2.1 Analyses chimiques
T
-
nharnn de ces sédiments a été déterminée à partir du
La teneur en matière organique de chacun ae c
r
.
?. S$S
:
accroître les écarts de densite seche de ces deux m
teneurs en matières organiques identiques (6.3 /•).
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