On constate que la courbe granulométrique de la souverse est pratiquement inchangée. Cette
fraction qui concentre essentiellement les grosses particules minérales contient peu de matière
organique Par contre, la courbe granulométrique de la fraction surverse est nettement
différente. Le D * est divisé par deux. L'incidence sur la courbe de partage de cette nouvelle
granulométrie (propre à la phase minérale) est très intéressante également (figure 14). En effet,
la coupure est abaissée de 16 à 10 pm, l'imperfection passe de 0.49 à 0.38 et la proportion de
particules déclassées chute de 29 à 25 %.
Figure 14 - Courbes de partage avec et sans matière organique (cyclone LSS - Under 3.0 mm)
Un second type d'analyse a été mené pour confirmer le comportement de la matière organique
lors du cyclonage. Ainsi, nous avons mesuré la densité solide des fractions obtenues avec le
cyclone "LSS" Under 3.0 mm (pycnomètre multivolume).
La surverse présente une densité de 2.3. Cette fraction est constituée d'argile, mais également
de fines particules de silice et de matière organique. Or, 70 % des argiles de cette vase de canal
sont des smectites de densité 2.3 (en tenant compte d'une couche d'eau liée). La présence de
matière organique semble donc équilibrée par la silice de densité 2.65.
La densité de la souverse est de 2.57. On peut l'expliquer par la présence de nombreux
minéraux de densité 2.65 (exemple de la silice), mais également de fines provenant du
soutirage (25 /o) et axant une densité 2.3. On peut donc vérifier la densité globale de cette
fraction par un calcul approximatif :
25% * (2.3)
+ 75% * (2.65)
= (2 56)
Enfin, nous axons mesuré une densité de 2.46 pour la fraction 0/40 um, correspondant à
l'alimentation du cyclone (cf m.2.1.3). Cette valeur est confirmée en pondérant les densités de
la souverse et de la surverse par leurs proportions massiques respectives (60 et 40 %).
Par conséquent, les différences de densité bien marquées des fractions cyclonées traduisent des
istn utions speci ques es phases minérales et organiques au cours du cyclonage. Ces
comportements renforcent l'intérêt porté aux hydrocyclones, puisqu'ils concentrent sur une
meme fraction (surverse) les fines particules minérales, et une forte proportion des matières
organiques
K K
126
fraction qui concentre essentiellement les grosses particules minérales contient peu de matière
organique Par contre, la courbe granulométrique de la fraction surverse est nettement
différente. Le D * est divisé par deux. L'incidence sur la courbe de partage de cette nouvelle
granulométrie (propre à la phase minérale) est très intéressante également (figure 14). En effet,
la coupure est abaissée de 16 à 10 pm, l'imperfection passe de 0.49 à 0.38 et la proportion de
particules déclassées chute de 29 à 25 %.
Figure 14 - Courbes de partage avec et sans matière organique (cyclone LSS - Under 3.0 mm)
Un second type d'analyse a été mené pour confirmer le comportement de la matière organique
lors du cyclonage. Ainsi, nous avons mesuré la densité solide des fractions obtenues avec le
cyclone "LSS" Under 3.0 mm (pycnomètre multivolume).
La surverse présente une densité de 2.3. Cette fraction est constituée d'argile, mais également
de fines particules de silice et de matière organique. Or, 70 % des argiles de cette vase de canal
sont des smectites de densité 2.3 (en tenant compte d'une couche d'eau liée). La présence de
matière organique semble donc équilibrée par la silice de densité 2.65.
La densité de la souverse est de 2.57. On peut l'expliquer par la présence de nombreux
minéraux de densité 2.65 (exemple de la silice), mais également de fines provenant du
soutirage (25 /o) et axant une densité 2.3. On peut donc vérifier la densité globale de cette
fraction par un calcul approximatif :
25% * (2.3)
+ 75% * (2.65)
= (2 56)
Enfin, nous axons mesuré une densité de 2.46 pour la fraction 0/40 um, correspondant à
l'alimentation du cyclone (cf m.2.1.3). Cette valeur est confirmée en pondérant les densités de
la souverse et de la surverse par leurs proportions massiques respectives (60 et 40 %).
Par conséquent, les différences de densité bien marquées des fractions cyclonées traduisent des
istn utions speci ques es phases minérales et organiques au cours du cyclonage. Ces
comportements renforcent l'intérêt porté aux hydrocyclones, puisqu'ils concentrent sur une
meme fraction (surverse) les fines particules minérales, et une forte proportion des matières
organiques
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