1.2. Croissance
Pour mettre en évidence les stries de croissance sur
les plaques interambulacraires du test de P. lividus,
les méthodes directes de Jensen (1969) et Azzolina
(1988) ont été adoptées. En moyenne, trois plaques par
individu sont observées, afin de s’assurer de la validité
de l’interprétation. Seules les stries les plus marquées,
correspondant réellement à la croissance hivernale, ont été
prises en compte pour l’interprétation de l’âge des individus
examinés selon les recommandations de Hughes (1970)
et Bachelet (1981 ). Pour les trois populations de P. lividus,
les relations suivantes sont comparées et analysées : le
diamètre (Ds) et la hauteur du test (H), le diamètre du test
(Ds) et le diamètre de la lanterne d’Aristote (d), le diamètre
(h) et la hauteur de la lanterne d’Aristote (h), le diamètre
du test (Ds) et la longueur des piquants primaires (Lp), et
l’épaisseur ou diamètre au sommet (Es) des piquants et
l’épaisseur ou diamètre à la base des piquants (Lb). La
valeur du coefficient de régression «a» est comparée à
une valeur théorique 1, à l’aide du test (t) de Student (P <
0,05). Le calcul des différents paramètres a été effectué à
l’aide du programme STATGRAPHICS (2001).
2. Résultats
2.1. Etude de la croissance
- Détermination de la croissance par la méthode
directe (lecture des stries)
La période de ponte de P. lividus dans l’ensemble des
sites étudiés démarre au printemps et se termine en
automne. L’intervalle de temps entre la métamorphose
et la formation de la première strie hivernale peut donc
varier de 1 et 8 mois. Le dénombrement des stries s’est
fait à partir de la deuxième zone translucide qui est
comptabilisée comme un premier hiver pour l’ensemble
des échantillons (Figure 2).
Figure 2. Photo de la face interne d’une plaque interambulacraire
montrant des stries d’accroissement, de Ibursin Paracentrotus lividus
vivant dans la région d’ Alger.
Dans l’ensemble, un total de 8 stries a été dénombré
pour les échantillons de la population de Tamentfoust, 6
stries pour ceux de Sidi Fredj et 5 stries pour ceux d’Alger
Plage. Dans l’ensemble des sites, les données s’ajustent
à la courbe logarithmique (Tableau 1), nous avons estimé
le nombre de stries théoriques correspondant aux tailles
maximales observées dans chaque population. Le
nombre de stries déduit est de 10 et 16 respectivement
à Alger Plage et à Tamentfoust pour la taille maximale
observée de 62 mm et de 14 à Sidi Fredj pour une taille
de 65 mm. La croissance de P. lividus apparaît plus lente
à Tamentfoust par rapport à celle des deux autres sites.
Tableau 1. Equations reliant la taille (Ds) au nombre de stries (ns), dans les differents sites
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