celui qui correspond à l’abscisse Le, pour laquelle la moitié
des individus capturée par le chalut s’échappe à travers
les mailles, l’autre moitié reste prisonnière. Pauly (1984 b
in Spare et Venema, 1996) estime à l’aide des courbes de
capture ayant servi à l’estimation de la mortalité totale Z,
la taille de première capture Le. L’âge moyen de première
capture (te) est calculé à partir de l’équation de Von
Bertallanfy obtenue.
Le modèle analytique de Beverton et Holt (1957, in Sparre
et Venema, 1996) permet d’évaluer le rendement par
recrue (Y/R) en supposant que la croissance pondérale de
l’individu est isométrique (3.12 en ce qui nous concerne)
pour tout âge et que le recrutement et les mortalités
naturelles et par pêche sont constants au delà de l’âge
de première capture pendant la période étudiée. Il permet
de construire les courbes de rendement et de pêche
eumétriques à partir de valeurs de Y/R en fonction de
celles de te et de F portées respectivement en ordonnée
et en abscisse. Le modèle de Beverton et Holt permet de
montrer l’influence de modifications de la mortalité par
pêche (F) et de l’âge à la première capture (te) sur les
rendements.
En 1966, les deux auteurs ont publié des tables du modèle
(1984 a). Pour la mortalité naturelle, nous avons retenu
M = 0.37an "1, donnée par la méthode de Djabali et al.,
(1993), qui a été établie sur la base des paramètres de
croissance et de mortalité de 56 stocks de poissons vivant
en Méditerranée parmi lesquels se trouvent S. maena et
S. smaris. Par ailleurs, Pauly (1980) estime la mortalité
naturelle de 175 stocks de poissons et montre que la valeur
modale de celle-ci se situe entre 0.2 et 0.3. Il a remarqué
qu’une mortalité naturelle de 0.42 était déjà relativement
élevée. La mortalité par pêche (F) a été estimée dans
ce travail à 0.33an ~1; elle reste toujours inférieure à la
mortalité naturelle et le taux d’exploitation (E) de S. maena
des côtes algériennes est de l’ordre de 0,47. Cette valeur
reflète, à priori, une situation d’exploitation équilibrée de sa
pêche. La taille moyenne de recrutement (Lr) obtenue est
de 11.6cm et l’âge moyen de recrutement correspondant,
exprimé en groupe d’âge, est d’une année et demie. Alors
que la taille moyenne de première capture déterminée, est
égale à 10.5cm pour des longueurs extrêmes allant de
10 à 24cm. Elle est relative à un groupe d’âge moyen de
première capture de 1,5ans. Les paramètres de croissance
linéaire et pondérale ainsi que les indices d’exploitation
retenus précédemment sont repris dans le tableau 1 et
sont utilisés pour le calcul du rendement relatif par recrue
(Y7R) et de la biomasse relative par recrue (B7R).
Tableau 1 - Paramètres de croissance et indices d’ exploitation de S. maena utilisés pour le calcul de Y7R et de B7R.
Paramètres
Loo(cm) K (an-1) to(an) Wco(g) Z (an-1) M(an1) F (an-1) tr(an)
Lr(cm) te (an) Lc(cm)
Valeurs
23.68
0.33
-0.54
89.28
0.70
0.37
0.33
1.5
11.6
1.5
10.5
de rendement qui fournissent un indice de la prise par
recrue (Y7 R, rendement relatif par recrue) proportionnelle
à la production en fonction de trois facteurs: F / Z ou E
(taux d’exploitation), Le / L°° =c et M / K. La biomasse
relative par recrue (B7R) est évaluée à partir de la relation
suivante: B7R = (Y7R)/F. Selon Gayanilo et a/., (2002, in
“FISAT II”) les limites E
, E .. et E n, sont estimées
graphiquement en utilisant la dérivée première de la
fonction :
E max, exploitation avec rendement productif maximum,
E 0 v taux d’exploitation pour une augmentation de Y7R de
1/10ème par rapport à E = 0,
E 0 5, valeur de E sous laquelle le stock a été réduit de 50%
de sa biomasse inexploitée.
2. Résultats et discussions
Les deux équations de la croissance linéaire retenues
sont, celles à sexes confondus, obtenues respectivement
par analyse des structures d’âge et par analyse des
structures de taille :
Lt = 20.39 (1 - e’°'40(t + 0-59)),
Lt = 23.68 (1 _e-°-33(t+0-54)).
Notre choix s’est porté sur Z = 0.70an -1, valeur maximale
obtenue pour la mortalité totale par la méthode de Pauly
Beverton et Holt (1957, in Bebars 1981) ont introduit
des méthodes pratiques et utiles pour représenter
les résultats. En effet, on peut inscrire les valeurs du
rendement par recrue en fonction des paramètres te et F
portés respectivement en ordonnées et en abscisses. Les
lignes d’égals rendements ou isoplèthes de production
sont ensuite tracées en interpolant le lieu des valeurs
arrondies retenues à partir des valeurs exactes calculées
pour un réseau tc/F. D’autre part, si l’on porte les valeurs
des ordonnées des sommets des courbes de rendement
par recrue en fonction de F, on obtient une courbe unique
qui est la courbe de pêche eumétrique. Elle définit,
pour chaque intensité de pêche, la valeur de te ou l’âge
de la première capture (sélectivité de l’engin de pêche)
qui devrait être utilisée pour produire le maximum de
rendement. Les résultats obtenus à partir des calculs
exécutés sur ordinateur (selon le mode dit “Knife-edge
sélection” des anglo-saxons dans le programme FISAT
II, Gayanilo et al., 2002) ont permis de construire les
diagrammes des courbes de même production (figures
1 et 2). Les graphiques sont dressés pour une série de
valeurs du rapport M/K, de sorte qu’ils permettent de
déterminer le rendement relatif par recrue et la biomasse
relative par recrue en fonction du taux d’exploitation (E)
selon différentes valeurs de c = Lc/L°° (Beverton et Holt
1966, in FISAT II; Gayanilo et al., 2002). Après avoir situé
I impact actuel des pêcheries de S maena, position (+) sur
les courbes d’égals rendements, correspondantes aux
valeurs de Y7R comprises entre 0.00 et 0.10g (diagramme
en 3 dimensions, figure 3), nous pouvons faire les
remarques suivantes :
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