(organismes vivants). Les travaux relatifs à la biodiversité
marine en Algérie sont rarement mis en relation avec les
risques émergents (réchauffement des eaux, les eaux de
ballastes, les invasions biologiques), notamment ceux liés
aux changements climatiques et de façon plus large aux
changements globaux. Enfin, l’inscription de l’amélioration
des connaissances dans un cadre stratégique est à même
d’assurer la définition d’objectifs opérationnels visibles et
quantifiables avec une dynamique de concertation claire
et active.
Il y a lieu de souligner la difficulté de disposer de
documents de référence au niveau national. A cet effet,
un effort collectif réalisé par Grimes et al. (2004) a permis
de faire le point de situation sur la biodiversité marine
confirmée au cours de ces vingt dernières années en
Algérie. Cet effort a été couronné par un inventaire sur
lequel nous appuierons la présente analyse et auquel
nous apporterons quelques ajustements. Cette analyse
est également appuyée par de nombreux rapports et
documents techniques.
Badèche
Tombants à 2-4 mètres de profondeur sont totalement recouverts de
végétation au Chenoua.
Pseudolithophyllum expansum entre les feuilles de Posidonia oceanica
à 10 m de profondeur au Chenoua.
L’inventairel établit met en évidence la prépondérance
de quelques groupes taxonomiques. Il est évident
que cette biodiversité est bien en dessous de celle
réellement existante en particulier pour le zooplancton
et le phytoplancton dont les résultats sont le fruit de
l’exploration des eaux de surface de la région centre et
plus particulièrement du secteur algérois (baie d’Alger et
baie de Bou Ismail) ainsi que des données provenant du
front Cran Alméria et du secteur d’Annaba. Ce constat est
également valable pour le phytoplancton. L’ichtyofaune
et le benthos des substrats meubles sont certainement
les groupes qui ont étudiés sur des étendues spatiales
les plus larges. L’inventaire (tab.1) montre que le règne
animal fournit 78,73 % des espèces marines confirmées.
Ce sont les crustacés qui fournissent l’essentiel de cette
biodiversité animale, soit 37,9 %.
Tableau 1. Décomposition de la biodiversité marine de l'Algérie
Nombre total
d’espèces citées
Nombre total
d’espèces confirmées
Nombre
de genres
Phytoplancton1
215
215
68
Plantae1
499
499
Chlorophyta
83
83
83
Rodophyta
313
313
313
Phaeophyta
99
99
99
Magnoliophyta1
4
4
4
Animalia
2856
2810
(1 ) L’inventaire de la biodiversité marine en Algérie est basé sur de nombreux travaux de recherche essentiellement, universitaires ou/et des
rapports de sorties en mer ou /et des rapports de projets. Phytoplancton: Tellai (1964), Lalami-Taleb (1983), llloul (1991), Touahria (1999,
2004). Algues macrphytes : Seridi (2004). Zooplancton: Rose & Vaissière (1952-1953), Bernard (1955, 1958, 1958 a, 1958b), Tellai (1964),
Marinaro (1971), Seridji (1971), Seguin (1973), Khelifi-Touhami (1998),
Ounissi et al. (1998 ; 1999), Dieuzeide (1951), Furnestin (1962), Mazza
(1962), Soenen (1969), Dallot et al. (1988), Seguin et al. (1993), Medipod V (1991), Hafferssas (1996, 2010), Haferssas et Kerzabi (2004).
Céphalopodes: Dieuzeide (1955 et 1957), Lalami (1971), ISTPM (1982),
Oumouna (1991), Beloui (1994), Yanat (1994), Benyahia (1999), Guedioura (1999, 2004). Macrofaune benthique : Chevreux (1888, 1910,
1911), Weinkauff (1862), Locard (1898), Dautzenberg (1895), Pallary
(1900), Llabador (1935) ; les Echinodermes : Dieuzeide (1933), Pallary
(1935), Llabador (1941), Devries (1957), Spack (1931), Petit (1972),
Vaissière et Fredj (1963) Le Gall (1969), Falconetti (1970), Bakalem
et Romano (1986), Bakalem et al., (1989), Grimes et Bakalem (1993),
Grimes et Boudjakdji (1996), Grimes et Arkam (1997), Grimes (1998),
Grimes et al. (1998 a et b), Grimes et Gueraini (2001 a et b), Bakalem
(2004), Boumaza (2004), Semroud (2004), Bakalem (2008), Grimes et
al. (2009), Grimes (2010), Grimes et al. (2010). Cétacés : Doumergue
(1930), Lloze (1979, 1980), El Bouali (1987), Deheina et Mokhtar (1989),
Boutiba (1989, 1992), Boutiba (1994 a, b), Boutiba et al. (1996 a, b et c),
Taleb et Boutiba (1999). Djabali et al. (1993), Bouderbala (2004), Boutiba, (2004), Taleb (2004). Poissons : ISTPM (1982), Djabali et al. (1993),
MPRH/Vizconde de Eza (2003), Hemida (2004), Nouar (2004).
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marine en Algérie sont rarement mis en relation avec les
risques émergents (réchauffement des eaux, les eaux de
ballastes, les invasions biologiques), notamment ceux liés
aux changements climatiques et de façon plus large aux
changements globaux. Enfin, l’inscription de l’amélioration
des connaissances dans un cadre stratégique est à même
d’assurer la définition d’objectifs opérationnels visibles et
quantifiables avec une dynamique de concertation claire
et active.
Il y a lieu de souligner la difficulté de disposer de
documents de référence au niveau national. A cet effet,
un effort collectif réalisé par Grimes et al. (2004) a permis
de faire le point de situation sur la biodiversité marine
confirmée au cours de ces vingt dernières années en
Algérie. Cet effort a été couronné par un inventaire sur
lequel nous appuierons la présente analyse et auquel
nous apporterons quelques ajustements. Cette analyse
est également appuyée par de nombreux rapports et
documents techniques.
Badèche
Tombants à 2-4 mètres de profondeur sont totalement recouverts de
végétation au Chenoua.
Pseudolithophyllum expansum entre les feuilles de Posidonia oceanica
à 10 m de profondeur au Chenoua.
L’inventairel établit met en évidence la prépondérance
de quelques groupes taxonomiques. Il est évident
que cette biodiversité est bien en dessous de celle
réellement existante en particulier pour le zooplancton
et le phytoplancton dont les résultats sont le fruit de
l’exploration des eaux de surface de la région centre et
plus particulièrement du secteur algérois (baie d’Alger et
baie de Bou Ismail) ainsi que des données provenant du
front Cran Alméria et du secteur d’Annaba. Ce constat est
également valable pour le phytoplancton. L’ichtyofaune
et le benthos des substrats meubles sont certainement
les groupes qui ont étudiés sur des étendues spatiales
les plus larges. L’inventaire (tab.1) montre que le règne
animal fournit 78,73 % des espèces marines confirmées.
Ce sont les crustacés qui fournissent l’essentiel de cette
biodiversité animale, soit 37,9 %.
Tableau 1. Décomposition de la biodiversité marine de l'Algérie
Nombre total
d’espèces citées
Nombre total
d’espèces confirmées
Nombre
de genres
Phytoplancton1
215
215
68
Plantae1
499
499
Chlorophyta
83
83
83
Rodophyta
313
313
313
Phaeophyta
99
99
99
Magnoliophyta1
4
4
4
Animalia
2856
2810
(1 ) L’inventaire de la biodiversité marine en Algérie est basé sur de nombreux travaux de recherche essentiellement, universitaires ou/et des
rapports de sorties en mer ou /et des rapports de projets. Phytoplancton: Tellai (1964), Lalami-Taleb (1983), llloul (1991), Touahria (1999,
2004). Algues macrphytes : Seridi (2004). Zooplancton: Rose & Vaissière (1952-1953), Bernard (1955, 1958, 1958 a, 1958b), Tellai (1964),
Marinaro (1971), Seridji (1971), Seguin (1973), Khelifi-Touhami (1998),
Ounissi et al. (1998 ; 1999), Dieuzeide (1951), Furnestin (1962), Mazza
(1962), Soenen (1969), Dallot et al. (1988), Seguin et al. (1993), Medipod V (1991), Hafferssas (1996, 2010), Haferssas et Kerzabi (2004).
Céphalopodes: Dieuzeide (1955 et 1957), Lalami (1971), ISTPM (1982),
Oumouna (1991), Beloui (1994), Yanat (1994), Benyahia (1999), Guedioura (1999, 2004). Macrofaune benthique : Chevreux (1888, 1910,
1911), Weinkauff (1862), Locard (1898), Dautzenberg (1895), Pallary
(1900), Llabador (1935) ; les Echinodermes : Dieuzeide (1933), Pallary
(1935), Llabador (1941), Devries (1957), Spack (1931), Petit (1972),
Vaissière et Fredj (1963) Le Gall (1969), Falconetti (1970), Bakalem
et Romano (1986), Bakalem et al., (1989), Grimes et Bakalem (1993),
Grimes et Boudjakdji (1996), Grimes et Arkam (1997), Grimes (1998),
Grimes et al. (1998 a et b), Grimes et Gueraini (2001 a et b), Bakalem
(2004), Boumaza (2004), Semroud (2004), Bakalem (2008), Grimes et
al. (2009), Grimes (2010), Grimes et al. (2010). Cétacés : Doumergue
(1930), Lloze (1979, 1980), El Bouali (1987), Deheina et Mokhtar (1989),
Boutiba (1989, 1992), Boutiba (1994 a, b), Boutiba et al. (1996 a, b et c),
Taleb et Boutiba (1999). Djabali et al. (1993), Bouderbala (2004), Boutiba, (2004), Taleb (2004). Poissons : ISTPM (1982), Djabali et al. (1993),
MPRH/Vizconde de Eza (2003), Hemida (2004), Nouar (2004).
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