Serpules du Chenoua.
Une dentelle de Neptune Reteporella, ce Bryozoaire de la famille des
Pleidoporidés forme une colonie en réseau formé de lamelles ondulées
très fines et extrêmement fragiles et à côté d’algues encroûtantes et de
l’ éponge orange à 19 m de profondeur au Chenoua.
Sur une paroi verticale d’un tombant à quelques mètres de profondeur
au Chenoua des colonies jaune-orange d’Astroides calycularis au milieu
d’algues calcaires mauves Pseudolithophyllum expansum.
Près d’une espèces sur trois de la côte algérienne est un
crustacé. La plupart des crustacés sont identifiés sur les
substrats meubles (Grimes, 2010a) et en particulier sur les
fonds de sable (Bakalem, 2008). Grimes (2010b) met en
évidence l’importance des travaux relatifs à la conservation
des écosystèmes côtiers sensibles dans l’amélioration de
la connaissance, en particulier concernant la faune et la
flore des substrats durs de la côte algérienne (fig. 2).
Un mérou Epinephelus marginatus dans sa grotte au Chenoua.
Comparée à la biodiversité méditerranéenne (Coll et
a/., 2010), la biodiversité marine algérienne connue y
contribue avec 21 %. Il est évident que cette proportion
est loin de refléter l’état réel de la biodiversité existante
dans les eaux et les fonds algériens ; cette proportion
s’explique par la concentration des travaux sur les
groupes taxonomiques dits majeurs (poissons,crustacés,
mollusques,
annélides,
phytoplancton,
algues
macrophytes et les magnoliophytes).
Le Corb Sciaena umbra, appelé aussi corb noir, corbeau ou corbine,
espèce littorale vivant près des fonds rocheux: ici à 13 m sur les fonds
de Chenoua. Ce poisson carnivore se nourrissant de petits poissons, de
crevettes et de mollusques voit sa distribution et ses densités s’affaiblir
en mer Méditerranée.
Phytoplancton et
plantes marines
Animalia
Figure 1. Répartition animale et végétale du nombre d’ espèces
connues de la côte algérienne.
Il est vrai aussi, pour des raisons objectives d’intérêt
économique et de facilité d’accès à certains groupes
d’espèces que c’est la biodiversité marine exploitée qui
a été la plus étudiée jusqu’ici, en particulier les poissons
et à un degré moindre les crevettes et les mollusques,
notamment les céphalopodes et les bivalves.
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