Figure 2. Habitats prioritaires pour la préservation de la biodiversité marine et littorale en Algérie (Grimes, 2010b).
Tableau 2. Nombre actuel et besoins futurs en taxonomistes marins en Algérie
Groupe taxonomi que
Etat actuel1 Potentiel2
Besoins (2020)
Priorité
Poissons
14
12
25
1
Crustacés commerciaux
03
02
05
1
Squales
01
02
05
2
Céphalopodes
02
02
05
1
Benthos des substrats meubles3
06
02
10
2
Benthos des substrats durs
05
06
15
1
Herbiers
05
04
06
1
Algues macrophytes
02
04
08
2
Coralligène
03
01
02
3
Zooplancton
03
01
08
1
Phytoplancton
05
02
08
1
Parasites
08
04
12
2
Échinodermes
04
04
05
3
Espèces d’eau douces
14
08
15
2
Champignons marins
01
00
05
3
Divers
02
00
15
3
Total
78
50
144
1 Cet inventaire considère seulement les spécialistes permanents
2 Ressources formées mais non permanentes à l’université
3 Annélides, Crustacés, mollusques, échinodermes, autres groupes des substrats meubles (sipunculidiens, némertes,.
2. Crise de taxonomistes marins en Algérie ? Qu’elle
sera la situation à l’horizon 2020 ?
Le déficit en taxonomistes pose un sérieux problème
pour l’amélioration des connaissances relatives à la
biodiversité marine en Algérie. Cette situation n’est pas
spécifique à l’Algérie mais la crise des taxonomistes est
également ressentie au niveau mondial et méditerranéen.
La base de données qui est en cours de mise en place
au niveau du Centre National de Développement des
Ressources Biologiques (CNDRB) a permis de compléter
notre diagnostic concernant les compétences nationales
en taxonomie marine (tableau 2).
Actuellement, le nombre de taxonomistes répartis entre
les diverses institutions d’enseignements supérieur et de
recherche scientifiques est de 78 spécialistes (tableau
2); la majorité d’entre eux sont formés sur des groupes
dits macroscopiques, en particulier l’ichtyofaune. Les
taxonomistes de groupes microscopiques , en particulier
le zooplancton, le phytoplancton ainsi que le benthos des
substrats meubles sont très rares ; ils représentent moins
de 20 % de l’effectif total des spécialistes algériens.
Il existe un réservoir formé sur la taxonomie en dehors
de l’université et qui est estimé à près de 50 personnes
rapidement valorisables et opérationnalisables.
Selon nos prévisions pour espérer couvrir une
partie
importante de la côte algérienne ainsi que la
majorité des groupes taxonomiques, les besoins
complémentaires à l’horizon 2020 seraient de 144
spécialistes, en plus des 78 existants actuellement (fig. 3).
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