de façon discontinue lors des rares pluies, et subissent
une forte évaporation qui accumule les sels à la surface
des limons.
Artemia salina
En général ces types de biotopes ne présentent aucune
connections avec la mer, ils peuvent être assez proches
du littoral, mais très souvent leur localisation géographique
est continentale, ce qui explique son régime hydrologique
et la présence de matériaux salins d'origine endoréique.
Le genre Artemia est cosmopolite étant donné que leurs
espèces présentent une large distribution géographique, il
est représenté par six espèces sexuelles, A. salina (Leach,
1819), distribuée en Europe et en Afrique, A. urmiana
(Gunther, 1989) caractéristique du lac Urmia (Iran), A.
sinica (Cai, 1989) existante en Chine, A. franciscana
(Kellog, 1906) répartie en Amérique et A. persimilis
(Piccinelli et Prosdicini, 1968) typique de l’Amérique du
sud. Les populations parthénogénétiques par contre se
regroupent sous une unique espèce : A. parthenogenetica
(Artom, 1931) qui représente diverses ploïdies (di, tri,
tétraploïde, etc...), elle est endémique à l’Europe, l’Asie
et l’Afrique.
Pour l’identification et la classification des différentes
espèces d’Artemia, on applique divers critères et méthodes
essentiellement
biométriques
et
morphométriques
développées au niveau de l’institut d’Aquaculture de Torre
la Sal et utilisés habituellement (Hontoria et Amat, 1992
a, b). Les expériences de croissement entre différentes
populations servent comme support pour ces études et
déterminent les isolements reproductifs et les barrières
génétiques entre les populations.Récemment on a
introduit les méthodes de biologie moléculaire (Gajardo
et al., 2004), déterminant et utilisant des marqueurs
moléculaires tels que la RFLPs (Restriction Fragment
Length Polymorphisms). Les différentes espèces et
populations d’Artemia peuvent être différenciées par la
comparaison des séquences génétiques. Ces résultats
confirment les résultats obtenus par les méthodes
classiques.
2 . Etat des lieux sur la répartition du genre Artemia
au Nord Afrique
Malgré sa large répartition dans tout le monde, l'information
disponible sur la distribution ou la biogéographie des
espèces du genre Artemia n'est pas tout à fait exhaustive
même à la suite de la connaissance de l'existence de plus
de 500 localisations publiées, rapportées ou appuyées par
des communications personnelles (Van Stappen 2002 ;
Muhoz 2009). Ce manque d'information est distingué
pour certaines régions du monde, particulièrement en
Afrique et pour quelques pays Euro Asiatiques, et ce
malgré qu'on a rapporté la présence des populations
d'Artemia d'une façon systématique sur les cinq
continents à partir des premières décades du dernier
siècle par différents chercheurs comme Abonyi (1915),
Artom (1922), Stella (1933), Mathias (1937) (Persoone
et Sorgeloos, 1980). Peu d'études disponibles sur la
distribution des populations d'Artemia dans certains
pays occidentaux, comme le Canada ou l'Espagne qui
ont produit de longues listes de localisations pendant
la décade de 1980 (Persoone et Sorgeloos, 1980). Les
populations d'Artemia furent signalées pour la première
fois au le Nord Afrique par Blanchard et Richard (1890) et
par Gauthier (1928) en Algérie (Samraoui et al. 2006) et
par Gauthier (1929) et par Stella (1933) au Maroc (Thiery,
1989) mais les rapports systématiques sur la distribution
géographique des populations d'Artemia trouvent leur
origine dans les travaux de Persoone et Sorgeloos (1980).
Dans les travaux de ces auteurs on énumère une liste
de 24 sites repartis en Afrique du Nord dans lesquels on
mentionne la présence des populations de ce crustacé,
mais sans identification des espèces trouvées.
Par la suite Vanhaecke et al. (1987) et Triantaphyllidis et
al. (1998) élaborent une nouvelle répartition en identifiant
de nouveaux sites complémentaires et atteignant 31
et 32 sites, respectivement, où \'Artemia fut repérée.
Dans cette répartition on peut déjà déduire qu’il y a
une première initiative d'identification où de distinction
entre la présence des populations sexuelles (A. salina)
et parthénogénétiques, mais cette approche est à peine
rapportée pour seulement 30 % des localisations. A partir
du rapport de Triantaphyllidis et al. (1998) on peut déduire
déjà que les populations d'Æ salina sont deux fois plus
abondantes que celles des souches parthénogénétiques.
A partir de cette dernière décennie, un grand intérêt fut
porté au domaine de la recherche sur la biogéographie
globale de \'Artemia. VanStappen (2002), Kaiser et al.
(2006) et Muhoz (2010), rapportent de nouveaux sites
pour les pays du Nord Afrique, et dont certains leur a
été assigné l'espèce existante. Muhoz (2010) identifie
environs 62 % des populations, mais dans la plus part
des cas on assiste à une répartition dominée par l'espèce
sexuelle A. salina, toujours deux fois plus supérieure que
les populations parthénogénétiques, dans lesquelles on
fait une approche de différentiation entre les souches
diploïdes et polyploïdes.
Ceci pourrait se générer du fait que les tendances sur la
biogéographie et la biodiversité qui traite de la distribution
des espèces d'Artemia au niveau du Nord Afrique ont
toujours été limitées à l'identification des populations
appartenant à l'espèce sexuelle A. salina, nommée par
une forte évaporation qui accumule les sels à la surface
des limons.
Artemia salina
En général ces types de biotopes ne présentent aucune
connections avec la mer, ils peuvent être assez proches
du littoral, mais très souvent leur localisation géographique
est continentale, ce qui explique son régime hydrologique
et la présence de matériaux salins d'origine endoréique.
Le genre Artemia est cosmopolite étant donné que leurs
espèces présentent une large distribution géographique, il
est représenté par six espèces sexuelles, A. salina (Leach,
1819), distribuée en Europe et en Afrique, A. urmiana
(Gunther, 1989) caractéristique du lac Urmia (Iran), A.
sinica (Cai, 1989) existante en Chine, A. franciscana
(Kellog, 1906) répartie en Amérique et A. persimilis
(Piccinelli et Prosdicini, 1968) typique de l’Amérique du
sud. Les populations parthénogénétiques par contre se
regroupent sous une unique espèce : A. parthenogenetica
(Artom, 1931) qui représente diverses ploïdies (di, tri,
tétraploïde, etc...), elle est endémique à l’Europe, l’Asie
et l’Afrique.
Pour l’identification et la classification des différentes
espèces d’Artemia, on applique divers critères et méthodes
essentiellement
biométriques
et
morphométriques
développées au niveau de l’institut d’Aquaculture de Torre
la Sal et utilisés habituellement (Hontoria et Amat, 1992
a, b). Les expériences de croissement entre différentes
populations servent comme support pour ces études et
déterminent les isolements reproductifs et les barrières
génétiques entre les populations.Récemment on a
introduit les méthodes de biologie moléculaire (Gajardo
et al., 2004), déterminant et utilisant des marqueurs
moléculaires tels que la RFLPs (Restriction Fragment
Length Polymorphisms). Les différentes espèces et
populations d’Artemia peuvent être différenciées par la
comparaison des séquences génétiques. Ces résultats
confirment les résultats obtenus par les méthodes
classiques.
2 . Etat des lieux sur la répartition du genre Artemia
au Nord Afrique
Malgré sa large répartition dans tout le monde, l'information
disponible sur la distribution ou la biogéographie des
espèces du genre Artemia n'est pas tout à fait exhaustive
même à la suite de la connaissance de l'existence de plus
de 500 localisations publiées, rapportées ou appuyées par
des communications personnelles (Van Stappen 2002 ;
Muhoz 2009). Ce manque d'information est distingué
pour certaines régions du monde, particulièrement en
Afrique et pour quelques pays Euro Asiatiques, et ce
malgré qu'on a rapporté la présence des populations
d'Artemia d'une façon systématique sur les cinq
continents à partir des premières décades du dernier
siècle par différents chercheurs comme Abonyi (1915),
Artom (1922), Stella (1933), Mathias (1937) (Persoone
et Sorgeloos, 1980). Peu d'études disponibles sur la
distribution des populations d'Artemia dans certains
pays occidentaux, comme le Canada ou l'Espagne qui
ont produit de longues listes de localisations pendant
la décade de 1980 (Persoone et Sorgeloos, 1980). Les
populations d'Artemia furent signalées pour la première
fois au le Nord Afrique par Blanchard et Richard (1890) et
par Gauthier (1928) en Algérie (Samraoui et al. 2006) et
par Gauthier (1929) et par Stella (1933) au Maroc (Thiery,
1989) mais les rapports systématiques sur la distribution
géographique des populations d'Artemia trouvent leur
origine dans les travaux de Persoone et Sorgeloos (1980).
Dans les travaux de ces auteurs on énumère une liste
de 24 sites repartis en Afrique du Nord dans lesquels on
mentionne la présence des populations de ce crustacé,
mais sans identification des espèces trouvées.
Par la suite Vanhaecke et al. (1987) et Triantaphyllidis et
al. (1998) élaborent une nouvelle répartition en identifiant
de nouveaux sites complémentaires et atteignant 31
et 32 sites, respectivement, où \'Artemia fut repérée.
Dans cette répartition on peut déjà déduire qu’il y a
une première initiative d'identification où de distinction
entre la présence des populations sexuelles (A. salina)
et parthénogénétiques, mais cette approche est à peine
rapportée pour seulement 30 % des localisations. A partir
du rapport de Triantaphyllidis et al. (1998) on peut déduire
déjà que les populations d'Æ salina sont deux fois plus
abondantes que celles des souches parthénogénétiques.
A partir de cette dernière décennie, un grand intérêt fut
porté au domaine de la recherche sur la biogéographie
globale de \'Artemia. VanStappen (2002), Kaiser et al.
(2006) et Muhoz (2010), rapportent de nouveaux sites
pour les pays du Nord Afrique, et dont certains leur a
été assigné l'espèce existante. Muhoz (2010) identifie
environs 62 % des populations, mais dans la plus part
des cas on assiste à une répartition dominée par l'espèce
sexuelle A. salina, toujours deux fois plus supérieure que
les populations parthénogénétiques, dans lesquelles on
fait une approche de différentiation entre les souches
diploïdes et polyploïdes.
Ceci pourrait se générer du fait que les tendances sur la
biogéographie et la biodiversité qui traite de la distribution
des espèces d'Artemia au niveau du Nord Afrique ont
toujours été limitées à l'identification des populations
appartenant à l'espèce sexuelle A. salina, nommée par
