A PROPOS DU GENRE ARTEMIA
EN AFRIQUE DU NORD
Ghomari S.-M; (1), Setselet-Attou G. (1), Amat
UOmciicCii r.
-
(1) Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem
i 2) Institut d'Aquaculture de Torre de la Sal
*Auteur correspondant :
qhomarisidimohamed@gmail.com
Résumé
Le crustacé Artemia (Branchiopoda, Anostraca) est un
des habitants les plus communs des milieux aquatiques
hypersalins, l'utilisation indispensable de ses nauplii dans
l'aquaculture a fait de lui une ressource naturelle de grande
importance commerciale; ce qui a conduit à la nécessité
d'étudier sa biodiversité et de connaître sa biogéographie.
Bien que la biogéographie des espèces et des populations
d'Artemia est connue dans l'aire méditerranéenne, sa
distribution dans les pays du Nord Afrique n 'est pas encore
bien établie. Après actualisation de la biogéographie des
populations d'Artemia au Nord d'Afrique On a pu vérifier
l'existence d'une biodiversité analogue à celle décrite
dans la Méditerranée Occidentale. Cette biodiversité est
représentée principalement par trois formes communes :
l'espèce sexuelle Artemia salina et les deux souches
parthénogénétiques (A. parthenogenetica) : diploïde
et tétraploïde. Par ailleurs, on a vérifié la présence de
quelques populations de l'espèce Américaine au Maroc et
peut être en Tunisie.
Mots clés Artemia, biodiversité, biogéographie, Nord
Afrique, Algérie, invasion
Introduction
Il est bien connu que le crustacé Artemia (Branchiopoda,
Anostraca) a évolué dans des habitats bien spécifiques, à
savoir les milieux hypersalins, littoraux et/ou continentaux:
lacs, lagunes et salines, ce qui a fait que les espèces de ce
genre sont devenues des organismes très convoités par
les biologistes qui s'intéressent à l'étude de l'évolution et
la biologie du développement des invertébrés aquatiques.
Cependant, de nos jours ces organismes sont devenus
indispensables dans l'aquaculture moderne des espèces
marines (Dhont et Sorgeloos, 2002), étant donné que les
larves ou nauplii obtenus à partir de l'éclosion de leurs
cistes ou œufs de résistance (embryons criptobiotiques ou
en diapause) sont très utiles comme source de nourriture,
sous forme de proies vivantes, pour les larves de ces
espèces marines d'intérêt aquacole et commercial, et dont
jusqu'à ce jour on a pas pu remplacer par une nourriture
formulée artificiellement.
1. Artemia de l’Afrique du Nord
Artemia partenogenética (Diploide)
Du fait de l'utilisation indispensable de ses nauplii
dans l'aquaculture marine, les cystes d'Artemia sont
devenus une ressource naturelle de grande importance
commerciale, ce qui a conduit à la nécessité d'étudier sa
biodiversité et de connaître sa biogéographie, dans le but
de prévoir et d'établir son exploitation commercial comme
ressource. Bien que la biogéographie des espèces
et des populations d'Artemia est connue dans l'aire
méditerranéenne, sa distribution dans les pays du Nord
Afrique, par contre, n'est pas encore bien établie.
Durant ces dernières décennies de grands efforts ont été
consentis à cet égard, surtout dans certains pays tels que
l'Algérie et la Tunisie, ou on a pu vérifier l'existence d'une
biodiversité analogue a celle décrite dans la Méditerranée
Occidentale.
Les écosystèmes hypersalins rencontrés dans les pays du
Nord Afrique répondent à des caractéristiques similaires,
à savoir, du type Sebkha ou Chott. La Sebkha présente
comme caractéristique géologique particulière d'être une
surface lisse plane, qui pleine habituellement un bassin
occupant le fond d'une dépression. Néanmoins, après
une pluie abondante peut devenir un marais, ou un lac
peu profond, jusqu'à ce que l'eau s'évapore et augmente
la salinité avec l'apparition d'une saumure à forte salinité
et la précipitation d'évaporites au fond du bassin. Parfois
les sebkhas peuvent faire l'objet d'exploitation comme
saline pour l'extraction du sel (Mellaha).
Le Chott (de l'Arab Chatt) est une étendue d'eau salée
permanente, aux rivages changeants, située dans les
régions arides ou semi-arides. Les Chotts sont alimentés
EN AFRIQUE DU NORD
Ghomari S.-M; (1), Setselet-Attou G. (1), Amat
UOmciicCii r.
-
(1) Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem
i 2) Institut d'Aquaculture de Torre de la Sal
*Auteur correspondant :
qhomarisidimohamed@gmail.com
Résumé
Le crustacé Artemia (Branchiopoda, Anostraca) est un
des habitants les plus communs des milieux aquatiques
hypersalins, l'utilisation indispensable de ses nauplii dans
l'aquaculture a fait de lui une ressource naturelle de grande
importance commerciale; ce qui a conduit à la nécessité
d'étudier sa biodiversité et de connaître sa biogéographie.
Bien que la biogéographie des espèces et des populations
d'Artemia est connue dans l'aire méditerranéenne, sa
distribution dans les pays du Nord Afrique n 'est pas encore
bien établie. Après actualisation de la biogéographie des
populations d'Artemia au Nord d'Afrique On a pu vérifier
l'existence d'une biodiversité analogue à celle décrite
dans la Méditerranée Occidentale. Cette biodiversité est
représentée principalement par trois formes communes :
l'espèce sexuelle Artemia salina et les deux souches
parthénogénétiques (A. parthenogenetica) : diploïde
et tétraploïde. Par ailleurs, on a vérifié la présence de
quelques populations de l'espèce Américaine au Maroc et
peut être en Tunisie.
Mots clés Artemia, biodiversité, biogéographie, Nord
Afrique, Algérie, invasion
Introduction
Il est bien connu que le crustacé Artemia (Branchiopoda,
Anostraca) a évolué dans des habitats bien spécifiques, à
savoir les milieux hypersalins, littoraux et/ou continentaux:
lacs, lagunes et salines, ce qui a fait que les espèces de ce
genre sont devenues des organismes très convoités par
les biologistes qui s'intéressent à l'étude de l'évolution et
la biologie du développement des invertébrés aquatiques.
Cependant, de nos jours ces organismes sont devenus
indispensables dans l'aquaculture moderne des espèces
marines (Dhont et Sorgeloos, 2002), étant donné que les
larves ou nauplii obtenus à partir de l'éclosion de leurs
cistes ou œufs de résistance (embryons criptobiotiques ou
en diapause) sont très utiles comme source de nourriture,
sous forme de proies vivantes, pour les larves de ces
espèces marines d'intérêt aquacole et commercial, et dont
jusqu'à ce jour on a pas pu remplacer par une nourriture
formulée artificiellement.
1. Artemia de l’Afrique du Nord
Artemia partenogenética (Diploide)
Du fait de l'utilisation indispensable de ses nauplii
dans l'aquaculture marine, les cystes d'Artemia sont
devenus une ressource naturelle de grande importance
commerciale, ce qui a conduit à la nécessité d'étudier sa
biodiversité et de connaître sa biogéographie, dans le but
de prévoir et d'établir son exploitation commercial comme
ressource. Bien que la biogéographie des espèces
et des populations d'Artemia est connue dans l'aire
méditerranéenne, sa distribution dans les pays du Nord
Afrique, par contre, n'est pas encore bien établie.
Durant ces dernières décennies de grands efforts ont été
consentis à cet égard, surtout dans certains pays tels que
l'Algérie et la Tunisie, ou on a pu vérifier l'existence d'une
biodiversité analogue a celle décrite dans la Méditerranée
Occidentale.
Les écosystèmes hypersalins rencontrés dans les pays du
Nord Afrique répondent à des caractéristiques similaires,
à savoir, du type Sebkha ou Chott. La Sebkha présente
comme caractéristique géologique particulière d'être une
surface lisse plane, qui pleine habituellement un bassin
occupant le fond d'une dépression. Néanmoins, après
une pluie abondante peut devenir un marais, ou un lac
peu profond, jusqu'à ce que l'eau s'évapore et augmente
la salinité avec l'apparition d'une saumure à forte salinité
et la précipitation d'évaporites au fond du bassin. Parfois
les sebkhas peuvent faire l'objet d'exploitation comme
saline pour l'extraction du sel (Mellaha).
Le Chott (de l'Arab Chatt) est une étendue d'eau salée
permanente, aux rivages changeants, située dans les
régions arides ou semi-arides. Les Chotts sont alimentés
