critères établis par Fisher et al. (2001) et Cairns et al.
(1993) pour le choix des indicateurs écologiques rappelés
par Magni et al. (2005) lors du Workshop consacré aux
« Indicateurs benthiques de stress », cinq très pertinents
peuvent être cités :
(1) utilisable pour la prise de décision,
(2) lié au concept stress-réponse,
(3) capacité et facilité de mesure (calcul),
(4) capacité de “prévision” élevée (par rapport au stress),
(5) application large (différentes régions).
Aces critères l’ICES (2001 )6 s’ajoutent :
6 « Good ecological quality”: Critères pour une bonne qualité écologique
(1) faciles à comprendre par les non scientifiques et les
autres utilisateurs,
(2) sensibles aux aménagements humains,
(3) en relation avec les activités dans le temps et dans
l’espace,
(4) réponse en priorité aux impacts des activités humaines
avec faible réponse aux autres causes du changement,
(5) facilement et régulièrement mesurable avec une
marge d’erreur faible,
(6) basés sur des données réelles.
Afin d’illustrer l’intérêt de ces indices biotiques pour les
milieux littoraux et côtiers d’Algérie nous avons chois
d’illustre le cas du port d’Alger.
État
Station
Station
Station
de référence (EQE)
normale (BQE)
modérément polluée (QET)
polluée (MQE)
__ Station
_™_ Station
■ très polluée 2 (TMQE)
M très polluée 1 (TMQE)
■ Station azoïque (QEEJ
Figurel. Zoning du port d’ Alger à partir des indices biotiques
(AMBI, BENTIX, H’).
1. Cas pertinent du port d’Alger : des compartiments
d’inégales perturbations
L’organisation des peuplements benthiques du port
d’Alger révèle la complexité de la structuration des
espèces dans les conditions de confinement. L’instabilité
de cette organisation et la disposition en mosaïque des
peuplements avec un chevauchement spatial, des zones
d’inégales perturbations (pollution) sont l’illustration de
cette situation. En plus du confinement, cet état s’explique
par la dissémination dans les fonds de darses du port de
diverses sources de pollution, notamment de la diversité
des rejets d’eaux usées domestiques et industrielles
qui aboutissent directement dans ce port sans aucun
traitement au préalable (matières organiques, détergents,
métaux lourds). La structuration de ces peuplements est
également conditionnée par la configuration du port avec
deux passes d’entrée qui expose directement une partie
du bassin du vieux port aux eaux de la petite rade d’Alger.
D’un point de vue général, les différents zonages ‘zonings’
réalisés donnent des images sensiblement proches
(Figures 1 et 2). Cela se vérifie très bien entre l’AMBI et le
BENTIX, bien entre ces deux indices et le BOPA d’une part
et ces deux indices et l’ITI d’autre part mais uniquement
pour la petite rade et le bassin du vieux port. Une nette
tendance aux peuplements modérément déséquilibrés
est mise en évidence, soit 57.45 % (AMBI) et 63.83%
(BENTIX) des échantillons étudiés au port d’Alger. Le
BENTIX met, par ailleurs, en évidence autant de zones
très polluées et pollués que l’AMBI. Parmi l’ensemble des
classifications établies, celle de H’ semble mieux traduire
la situation écologique des substrats meubles du port
d’Alger, en considérant les données de la qualité chimique
des eaux et des sédiments de surface, la distribution des
sources de pollution ainsi que la nature sédimentaire des
fonds portuaires.
Les valeurs de H’ permettent d’identifier comme de
bonne à très bonne qualité écologique les communautés
de la petite rade, donc les plus exposés à l’agitation et au
brassage avec les eaux du large. Dans cette catégorie,
sont retrouvées également plusieurs stations du bassin
du vieux port situées dans la zone immédiate de la passe
d’entrée Nord ; ce sont donc des stations qui renouvellent
relativement rapidement leurs eaux. Contrairement aux
stations portuaires, plus confinées identifiées par H’ comme
polluées ou très polluées car situées dans la zone la plus
confinée du port, et de plus sont directement soumises
aux sources de rejets portuaires, et particulièrement à la
pollution générée dans le bassin de l’Agha. Les stations
les plus confinées du bassin du vieux port sont classées
également dans cette catégorie. Le BOPA ne semble
pas adapté dans le cas du port d’Alger. Pour l’ensemble
du port cet indice identifie seulement deux stations
perturbées et près de 60 % de situations en déséquilibre
(modérément polluées). La classification la plus simple, la
plus homogène et la plus « sévère» est mise en évidence
par les valeurs de l’indice BQI : une zone très polluée
englobant les communautés du bassin de l’Agha et les
zones qui lui sont contiguës du bassin du vieux port (partie
Est) et celui de bassin Mustapha (partie Sud), en plus des
fonds de darse de ce dernier bassin. Une deuxième zone
polluée regroupant les autres stations y compris celles
de la petite rade d’Alger classées polluées. Toutes les
classifications proposées sur la base des indices biotiques
pour qualifier les communautés benthiques des substrats
meubles du port d’Alger permettent d’identifier, à quelques
nuances près, les mêmes zones de pollution maximale
(1993) pour le choix des indicateurs écologiques rappelés
par Magni et al. (2005) lors du Workshop consacré aux
« Indicateurs benthiques de stress », cinq très pertinents
peuvent être cités :
(1) utilisable pour la prise de décision,
(2) lié au concept stress-réponse,
(3) capacité et facilité de mesure (calcul),
(4) capacité de “prévision” élevée (par rapport au stress),
(5) application large (différentes régions).
Aces critères l’ICES (2001 )6 s’ajoutent :
6 « Good ecological quality”: Critères pour une bonne qualité écologique
(1) faciles à comprendre par les non scientifiques et les
autres utilisateurs,
(2) sensibles aux aménagements humains,
(3) en relation avec les activités dans le temps et dans
l’espace,
(4) réponse en priorité aux impacts des activités humaines
avec faible réponse aux autres causes du changement,
(5) facilement et régulièrement mesurable avec une
marge d’erreur faible,
(6) basés sur des données réelles.
Afin d’illustrer l’intérêt de ces indices biotiques pour les
milieux littoraux et côtiers d’Algérie nous avons chois
d’illustre le cas du port d’Alger.
État
Station
Station
Station
de référence (EQE)
normale (BQE)
modérément polluée (QET)
polluée (MQE)
__ Station
_™_ Station
■ très polluée 2 (TMQE)
M très polluée 1 (TMQE)
■ Station azoïque (QEEJ
Figurel. Zoning du port d’ Alger à partir des indices biotiques
(AMBI, BENTIX, H’).
1. Cas pertinent du port d’Alger : des compartiments
d’inégales perturbations
L’organisation des peuplements benthiques du port
d’Alger révèle la complexité de la structuration des
espèces dans les conditions de confinement. L’instabilité
de cette organisation et la disposition en mosaïque des
peuplements avec un chevauchement spatial, des zones
d’inégales perturbations (pollution) sont l’illustration de
cette situation. En plus du confinement, cet état s’explique
par la dissémination dans les fonds de darses du port de
diverses sources de pollution, notamment de la diversité
des rejets d’eaux usées domestiques et industrielles
qui aboutissent directement dans ce port sans aucun
traitement au préalable (matières organiques, détergents,
métaux lourds). La structuration de ces peuplements est
également conditionnée par la configuration du port avec
deux passes d’entrée qui expose directement une partie
du bassin du vieux port aux eaux de la petite rade d’Alger.
D’un point de vue général, les différents zonages ‘zonings’
réalisés donnent des images sensiblement proches
(Figures 1 et 2). Cela se vérifie très bien entre l’AMBI et le
BENTIX, bien entre ces deux indices et le BOPA d’une part
et ces deux indices et l’ITI d’autre part mais uniquement
pour la petite rade et le bassin du vieux port. Une nette
tendance aux peuplements modérément déséquilibrés
est mise en évidence, soit 57.45 % (AMBI) et 63.83%
(BENTIX) des échantillons étudiés au port d’Alger. Le
BENTIX met, par ailleurs, en évidence autant de zones
très polluées et pollués que l’AMBI. Parmi l’ensemble des
classifications établies, celle de H’ semble mieux traduire
la situation écologique des substrats meubles du port
d’Alger, en considérant les données de la qualité chimique
des eaux et des sédiments de surface, la distribution des
sources de pollution ainsi que la nature sédimentaire des
fonds portuaires.
Les valeurs de H’ permettent d’identifier comme de
bonne à très bonne qualité écologique les communautés
de la petite rade, donc les plus exposés à l’agitation et au
brassage avec les eaux du large. Dans cette catégorie,
sont retrouvées également plusieurs stations du bassin
du vieux port situées dans la zone immédiate de la passe
d’entrée Nord ; ce sont donc des stations qui renouvellent
relativement rapidement leurs eaux. Contrairement aux
stations portuaires, plus confinées identifiées par H’ comme
polluées ou très polluées car situées dans la zone la plus
confinée du port, et de plus sont directement soumises
aux sources de rejets portuaires, et particulièrement à la
pollution générée dans le bassin de l’Agha. Les stations
les plus confinées du bassin du vieux port sont classées
également dans cette catégorie. Le BOPA ne semble
pas adapté dans le cas du port d’Alger. Pour l’ensemble
du port cet indice identifie seulement deux stations
perturbées et près de 60 % de situations en déséquilibre
(modérément polluées). La classification la plus simple, la
plus homogène et la plus « sévère» est mise en évidence
par les valeurs de l’indice BQI : une zone très polluée
englobant les communautés du bassin de l’Agha et les
zones qui lui sont contiguës du bassin du vieux port (partie
Est) et celui de bassin Mustapha (partie Sud), en plus des
fonds de darse de ce dernier bassin. Une deuxième zone
polluée regroupant les autres stations y compris celles
de la petite rade d’Alger classées polluées. Toutes les
classifications proposées sur la base des indices biotiques
pour qualifier les communautés benthiques des substrats
meubles du port d’Alger permettent d’identifier, à quelques
nuances près, les mêmes zones de pollution maximale
