. Faible développement de la côte méditerranéenne et
absence d’intégration ;
. Faible valorisation des ressources halieutiques ;
. Taux de consommation par habitant des produits de la
mer (seulement 7.4 kg/hab.an) ;
. Efforts de préservation des écosystèmes littoraux et
marins insuffisants au regard de la pression anthropique ;
. Insuffisance des données sur le secteur de la pêche.
Opportunités
. Promulgation des lois relatives à la protection et à la mise
en valeur de l’environnement, aux études d’impacts sur
l’environnement et aux rejets;
. Conventions et accords internationaux ;
. Implication du secteur privé ;
. Développement du tourisme balnéaire et écologique;
• Recherche de ressources énergétiques fossiles dans le
plateau continental aux larges des côtes.
Menaces
• Risques d’accidents et de catastrophes liées à l’industrie
dans certaines zones sensibles (axe Casablanca -
Mohammedia et les régions de Safi et El Jadida) ex :
Khark 5 en 1989, Sea Spirit 1990 ;
• Rejets d’eaux usées, de substances dangereuses et
d’hydrocarbures (90 % des rejets liquides industriels,
bioaccumulation de métaux lourds et eutrophisation des
lagunes);
• Prolifération de l’habitat insalubre et le développement
de maladies ;
• Occupation des dunes bordières et de haut de plage
• et extraction abusive du sable côtier (retrait irréversible
de la ligne de côte, destruction des habitats naturels,
déstabilisation des dunes, ...) ;
• Privatisation du domaine public littoral ;
• Surexploitation des ressources halieutiques, algues et
coraux;
• Prolifération d’espèces envahissantes de faune marine
(81 espèces nuisibles) ;
• Intrusion d’eau de mer dans les nappe côtières suite au
pompage non contrôlé des eaux souterraines ;
• Instruments internationaux non adoptés ou non ratifiés
par le Maroc ?
6. Suggestions pour une meilleure valorisation/
utilisation de la biodiversité marine
La conservation de la biodiversité marine nationale, sa
valorisation ainsi que son utilisation durable, suggèrent un
certain nombre de les mesures dont les plus importantes
sont :
(i) Élaborer une stratégie de développement intégré du
littoral et de son arrière pays :
• Promouvoir une politique d’aménagement du territoire
visant à réduire la fracture Littoral / Intérieur et opter
pour des politiques territoriales dans l’arrière-pays ;
• Promouvoir l’intégration intersectorielle garantissant le
développement durable du littoral (réduire l’urbanisation
et ses impacts, optimiser les choix en matière de
transport public, d’infrastructure, d’activités industrielles
propres et de l’éco tourisme).
(ii) Valoriser les ressources du littoral et du milieu marin :
• Renforcer la restructuration et la modernisation d’une
pêche respectueuse de la durabilité de la ressource;
• Promouvoir la consommation nationale en poissons
(passer de 7.4 à 12 kg/hab.an en 2015) ;
• Améliorer le niveau de transformation des produits à
forte valeur ajoutée des ressources halieutiques ;
• Développer et valoriser l’aquaculture et l’écotourisme
dans les zones humides.
• Valoriser les ressources peu ou pas exploitées et les
utiliser de façon rationnelle.
(iii) Préservation de l’environnement marin et côtier et
de leurs ressources vivantes :
• Surveiller la qualité des eaux des plages pour éviter les
problèmes de santé en garantissant le fonctionnement
d’unités d’épuration ;
• . Interdire les rejets solides sur le littoral
• Limiter Interdire la littoralisation et la concentration
excessive des humains, des établissements, des
activités et des équipements dans la bande côtière
et sur le rivage (bétonisation, extraction du sable,
défrichement, surexploitation des eaux souterraines,
...);
• Conserver des fenêtres naturelles sur la côte avec
leur biodiversité originelle et leur richesse paysagère,
afin d’éviter l’artificialisation de la totalité de la côte et
empêcher la privatisation du domaine public littoral ;
• Conserver les zones humides côtières ;
• Mise en place d’un observatoire du littoral et de l’espace
marin (pour ?) ;
• Élaborer et mettre en œuvre des plans d’action de
dépollution des zones sensibles (Casablanca - Safi) ;
• Renforcer les dispositifs d’information, de communication
et d’éducation environnementales.
(iv) Mise en place d’instruments juridiques spécifiques
pour l’utilisation de l’espace et des ressources du
littoral/marin :
• Promulguer une loi spécifique du littoral, définissant
les droits de propriété, les conditions d’exploitation
du rivage, les modes de gestion et d’intervention pour
chacune des ressources;
• Créer
une
institution
nationale
chargée
du
développement et de la gestion des zones côtières et
de leurs ressources;
• Améliorer le cadre d’investissement sur le littoral et
l’espace marin ;
• Activer les textes d’application du décret relatif à la
préparation et à la lutte contre les pollutions marines
accidentelles ;
• Renforcer les capacités en matière de plans d’urgence
et d’intervention au niveau des ports (accidents,
catastrophes) ;
• Veiller à l’harmonisation des législations nationales avec
les engagements internationaux du Maroc (conventions
et accords internationaux).
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