A l’échelle de la Méditerranée, la flore algale y serait
constituée par près 60% des Rhodophycées, 49.5% des
Phaeophycées et 43.5% des Chlorophycées.
2. Biodiversité marine d’intérêt socioéconomique
Les espèces de la faune marine du Maroc, pouvant avoir
des répercussions aussi bien positives que négatives
sur le plan socio-économique, comptent 724 formes
différentes et représentent un peu plus de 10% du total
des espèces. Cette faune est très largement dominée
par les poissons qui constituent l’essentiel des prises. Ils
sont suivis des coelentérés, tous des coraux, mais dont
seul le corail rouge est actuellement exploité (ou plutôt
surexploité).
SE
MC
RG
ED
NU
DO
Figure 3. Structure par catégorie d’intérêt de la biodiversité marine du
Maroc
Il y a bien sûr également les crustacés (principalement
les crevettes) et les mollusques parmi lesquels les
céphalopodes constituent l’essentiel des prises.
Les végétaux marins (surtout les algues) constituent un
potentiel extraordinaire non seulement en tant que source
de produits industriels finis, de haute valeur ajoutée,
comme l’agar-agar dont notre pays compte parmi les
leaders; mais, aussi, en tant que source de nourriture
pour les populations humaines et leur bétail, en tant que
générateurs d’emplois et de devises, etc.
3. Biodiversité marine menacée / protégée
Les espèces menacées de la faune marine (12% du total
des espèces menacées du pays comptent 271 espèces
(fig. 6), ce qui constitue 3.75% du total des espèces. Cette
liste est essentiellement dominée par les 108 coraux
qui représentent 40% du total des espèces menacées,
puis des poissons avec 85 espèces (31.48%), puis des
crustacés (23 espèces, soit 8.51%), puis les mammifères
marins (21 espèces, correspondant à 7.77%), puis
des mollusques (20 espèces, donc 7.40%), des tortues
marines (6 espèces; 2.22%), des spongiaires (5 espèces;
1.84%) et, enfin, les agnathes (2 espèces, 0.74%). Pour la
flore marine, le nombre d’espèce réellement menacées est
relativement réduit, limité essentiellement à des espèces
exploitées dont principalement Gelidium sesquipedale et
les laminaires. Les herbiers de posidonies, qui semblaient
exister dans la lagune de Nador n’y sont plus.
Les ressources biologiques marines du Maroc
« protégées » ou soumises à une réglementation nationale
ou internationale sont relativement peu nombreuses. 262
espèces sont rangées dan cette catégorie, soit 3.67% du
total des espèces. Elles sont réparties sur les coelentérés
(40.45%), les poissons (32.44%), les mammifères marins
(8%), les crustacés (7.63%), les mollusques (6.48%), les
tortues marines (2.29%), les spongiaires (1.90%) et, enfin,
les échinodermes et les agnathes (moins de 1%).
4. Biodiversité marine endémique
Le Maroc recèle jusqu’à aujourd’hui 237 espèces
auxquelles il faudrait ajouter 9 crustacés nouvellement
décrits. Il découle de l’analyse de l’endémisme chez les
formes marines que ces dernières sont essentiellement
dominées par des espèces de mollusques provenant en
grande partie de la zone sud du pays relativement peu
connue et peu explorée. Il y a également les crustacés,
surtout ostracodes et les bryozoaires, très peu connus
au Maroc et dont l’importante étude réalisée sur les
côtes atlantiques nord et saharienne a révélé la présence
d’un grand nombre de formes nouvelles pour la science.
Les algues ne sont connues que par une seule espèce
endémique.
Avec un indice d’endémisme de 3.31%, le Maroc est
situé parmi les pays ayant un pourcentage d’endémisme
normal; mais nous pensons que ce taux d’endémisme
marin devrait, en principe, être plus élevé pour deux
raisons principales: - tout d’abord c’est que les côtes
marocaines, encore inexplorées par endroit révéleraient
très certainement de nombreuses autres espèces
nouvelles pour la sciences; - puis, la surface réelle
prospectée, considérablement plus faible que celle utilisée
pour le calcul de cet indice, permettrait la correction de ce
pourcentage et, par conséquent, un déplacement du point
représentatif du Maroc, vers la région des pays à fort taux
d’endémisme.
5. Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces
(Analyse FFOM / SWOT)
L’analyse SWOT de la situation de la biodiversité marine
au Maroc permet de dégager les idées maîtresses
suivantes :
Forces/Atouts
• Extension, potentiel et diversité biologique importants;
• Contribution importante à la sécurité alimentaire et à
l’économie nationale ;
• Fort potentiel touristique ;
• Secteur générateur d’emploi ;
• Potentiel important en aquaculture ;
Faiblesses
• Cadre juridique vétuste, insuffisant et non adapté ;
• Absence de schéma directeur d’aménagement du
littoral ;
• Coordination insuffisante entre les différents acteurs
intervenant dans ces espaces ;
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constituée par près 60% des Rhodophycées, 49.5% des
Phaeophycées et 43.5% des Chlorophycées.
2. Biodiversité marine d’intérêt socioéconomique
Les espèces de la faune marine du Maroc, pouvant avoir
des répercussions aussi bien positives que négatives
sur le plan socio-économique, comptent 724 formes
différentes et représentent un peu plus de 10% du total
des espèces. Cette faune est très largement dominée
par les poissons qui constituent l’essentiel des prises. Ils
sont suivis des coelentérés, tous des coraux, mais dont
seul le corail rouge est actuellement exploité (ou plutôt
surexploité).
SE
MC
RG
ED
NU
DO
Figure 3. Structure par catégorie d’intérêt de la biodiversité marine du
Maroc
Il y a bien sûr également les crustacés (principalement
les crevettes) et les mollusques parmi lesquels les
céphalopodes constituent l’essentiel des prises.
Les végétaux marins (surtout les algues) constituent un
potentiel extraordinaire non seulement en tant que source
de produits industriels finis, de haute valeur ajoutée,
comme l’agar-agar dont notre pays compte parmi les
leaders; mais, aussi, en tant que source de nourriture
pour les populations humaines et leur bétail, en tant que
générateurs d’emplois et de devises, etc.
3. Biodiversité marine menacée / protégée
Les espèces menacées de la faune marine (12% du total
des espèces menacées du pays comptent 271 espèces
(fig. 6), ce qui constitue 3.75% du total des espèces. Cette
liste est essentiellement dominée par les 108 coraux
qui représentent 40% du total des espèces menacées,
puis des poissons avec 85 espèces (31.48%), puis des
crustacés (23 espèces, soit 8.51%), puis les mammifères
marins (21 espèces, correspondant à 7.77%), puis
des mollusques (20 espèces, donc 7.40%), des tortues
marines (6 espèces; 2.22%), des spongiaires (5 espèces;
1.84%) et, enfin, les agnathes (2 espèces, 0.74%). Pour la
flore marine, le nombre d’espèce réellement menacées est
relativement réduit, limité essentiellement à des espèces
exploitées dont principalement Gelidium sesquipedale et
les laminaires. Les herbiers de posidonies, qui semblaient
exister dans la lagune de Nador n’y sont plus.
Les ressources biologiques marines du Maroc
« protégées » ou soumises à une réglementation nationale
ou internationale sont relativement peu nombreuses. 262
espèces sont rangées dan cette catégorie, soit 3.67% du
total des espèces. Elles sont réparties sur les coelentérés
(40.45%), les poissons (32.44%), les mammifères marins
(8%), les crustacés (7.63%), les mollusques (6.48%), les
tortues marines (2.29%), les spongiaires (1.90%) et, enfin,
les échinodermes et les agnathes (moins de 1%).
4. Biodiversité marine endémique
Le Maroc recèle jusqu’à aujourd’hui 237 espèces
auxquelles il faudrait ajouter 9 crustacés nouvellement
décrits. Il découle de l’analyse de l’endémisme chez les
formes marines que ces dernières sont essentiellement
dominées par des espèces de mollusques provenant en
grande partie de la zone sud du pays relativement peu
connue et peu explorée. Il y a également les crustacés,
surtout ostracodes et les bryozoaires, très peu connus
au Maroc et dont l’importante étude réalisée sur les
côtes atlantiques nord et saharienne a révélé la présence
d’un grand nombre de formes nouvelles pour la science.
Les algues ne sont connues que par une seule espèce
endémique.
Avec un indice d’endémisme de 3.31%, le Maroc est
situé parmi les pays ayant un pourcentage d’endémisme
normal; mais nous pensons que ce taux d’endémisme
marin devrait, en principe, être plus élevé pour deux
raisons principales: - tout d’abord c’est que les côtes
marocaines, encore inexplorées par endroit révéleraient
très certainement de nombreuses autres espèces
nouvelles pour la sciences; - puis, la surface réelle
prospectée, considérablement plus faible que celle utilisée
pour le calcul de cet indice, permettrait la correction de ce
pourcentage et, par conséquent, un déplacement du point
représentatif du Maroc, vers la région des pays à fort taux
d’endémisme.
5. Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces
(Analyse FFOM / SWOT)
L’analyse SWOT de la situation de la biodiversité marine
au Maroc permet de dégager les idées maîtresses
suivantes :
Forces/Atouts
• Extension, potentiel et diversité biologique importants;
• Contribution importante à la sécurité alimentaire et à
l’économie nationale ;
• Fort potentiel touristique ;
• Secteur générateur d’emploi ;
• Potentiel important en aquaculture ;
Faiblesses
• Cadre juridique vétuste, insuffisant et non adapté ;
• Absence de schéma directeur d’aménagement du
littoral ;
• Coordination insuffisante entre les différents acteurs
intervenant dans ces espaces ;
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