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oiseaux, des plantes, des objets du culte ou
d’usage courant, des armes, des hommes et des
êtres mythologiques. Le caractère conventionnel
des hiéroglyphes gravés à la dent de requin sur
des tablettes en bois dur ont dû induire Eyraud
en erreur.
Mais voici un autre fait troublant, tiré de la
toponymie. Les Pascuans nomment leur patrie
« Te-Pito-o-te-Henua » (le Nombril de la Terre).
Thor Heyerdahl pense que l’île de Pâques représente, avec sa culture très développée, la clef
de voûte de l’histoire ancienne de la partie
orientale de l’océan Pacifique, car aucune autre
île ne s’est attribué le titre éclatant de Nombril
de la Terre. Toutefois, une autre explication est
possible. De nombreuses tribus et peuplades,
surtout lorsqu’elles sont isolées et privées de
toutes communications avec leurs voisins, ont
tendance à considérer leur patrie comme le
centre de l’univers. Les anciens Juifs, par exemple, avaient également nommé la ville de Jérusalem « le Nombril du monde ». Ces deux interprétations de la signification du nom de l’île
de Pâques sont aussi vraisemblables l’une que
l’autre, mais il en existe une troisième, fournie
par les insulaires eux-mêmes, ou plutôt par leur
folklore : quand le géant Ouvoke ou Ouoke eut
détruit la grande terre, il n’épargna que l’île
de Pâques qui depuis reçut le nom de « Te-Pitoo-te-Henua » ou le Nombril de la Terre.
Ajoutons toutefois que pendant longtemps
l’ancienneté de la légende du géant Ouoke fut
sujette à caution. En effet les premiers spécialistes du folklore local n’en mentionnent pas l’existence. Pourtant l’examen des cahiers recueillis
par Thor Heyerdahl au cours des travaux de
l’Expédition archéologique norvégienne dans l’île
oiseaux, des plantes, des objets du culte ou
d’usage courant, des armes, des hommes et des
êtres mythologiques. Le caractère conventionnel
des hiéroglyphes gravés à la dent de requin sur
des tablettes en bois dur ont dû induire Eyraud
en erreur.
Mais voici un autre fait troublant, tiré de la
toponymie. Les Pascuans nomment leur patrie
« Te-Pito-o-te-Henua » (le Nombril de la Terre).
Thor Heyerdahl pense que l’île de Pâques représente, avec sa culture très développée, la clef
de voûte de l’histoire ancienne de la partie
orientale de l’océan Pacifique, car aucune autre
île ne s’est attribué le titre éclatant de Nombril
de la Terre. Toutefois, une autre explication est
possible. De nombreuses tribus et peuplades,
surtout lorsqu’elles sont isolées et privées de
toutes communications avec leurs voisins, ont
tendance à considérer leur patrie comme le
centre de l’univers. Les anciens Juifs, par exemple, avaient également nommé la ville de Jérusalem « le Nombril du monde ». Ces deux interprétations de la signification du nom de l’île
de Pâques sont aussi vraisemblables l’une que
l’autre, mais il en existe une troisième, fournie
par les insulaires eux-mêmes, ou plutôt par leur
folklore : quand le géant Ouvoke ou Ouoke eut
détruit la grande terre, il n’épargna que l’île
de Pâques qui depuis reçut le nom de « Te-Pitoo-te-Henua » ou le Nombril de la Terre.
Ajoutons toutefois que pendant longtemps
l’ancienneté de la légende du géant Ouoke fut
sujette à caution. En effet les premiers spécialistes du folklore local n’en mentionnent pas l’existence. Pourtant l’examen des cahiers recueillis
par Thor Heyerdahl au cours des travaux de
l’Expédition archéologique norvégienne dans l’île
