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primitifs ne pouvant arriver par la voie du Sud
depuis l’Antarctique par la Terre de Feu sont
nécessairement passés par la voie du Nord,
depuis presqu’île des Tchouktches à travers
l’Alaska. Pourtant jusqu’à présent aucune trace
du passage d’hommes préhistoriques, sur les
deux rives du détroit de Béring, n’a été relevée.
Il est probable que ces traces ne se trouvent
pas sur la terre, comme le pensent les archéologues, mais sous les eaux.
La Béringie ainsi fut baptisée la terre qui
a dû jadis occuper la mer de Tchoukotsk et la
partie septentrionale de la mer de Béring et
dont les îles rocheuses Saint-Laurent et Diomide
sont les derniers témoignages. Il est très probable que les hommes primitifs ont emprunté
cet isthme pour passer de l’Asie en Amérique.
Les américanistes sont encore incapables de
préciser de quelle contrée du continent asiatique
a commencé la migration vers le Nouveau Monde.
Pourtant chaque année, plus de faits nous invitent à penser que cette migration débuta dans
les régions qui correspondent à l’Extrême-Orient
soviétique et au Kamtchatka.
En 1964 une expédition archéologique de la
section de Sibérie de l’Académie des Sciences
de PU.R.S.S., sous la direction de N. Dikov,
découvrit sur la presqu’île du Kamtchatka une
cité vieille de 14 ou 15 000 ans, presque contemporaine du peuplement de l’Amérique depuis
l’isthme de la Béringie. Il est d’autant plus
remarquable que les objets trouvés témoignent
d’une certaine parenté entre la culture préhistorique du Kamtchatka et les cultures des Indiens
d’Amérique. Par exemple, les archéologues soviétiques ont trouvé dans un ancien lieu d’inhumations une grande quantité de perles en pierre,
primitifs ne pouvant arriver par la voie du Sud
depuis l’Antarctique par la Terre de Feu sont
nécessairement passés par la voie du Nord,
depuis presqu’île des Tchouktches à travers
l’Alaska. Pourtant jusqu’à présent aucune trace
du passage d’hommes préhistoriques, sur les
deux rives du détroit de Béring, n’a été relevée.
Il est probable que ces traces ne se trouvent
pas sur la terre, comme le pensent les archéologues, mais sous les eaux.
La Béringie ainsi fut baptisée la terre qui
a dû jadis occuper la mer de Tchoukotsk et la
partie septentrionale de la mer de Béring et
dont les îles rocheuses Saint-Laurent et Diomide
sont les derniers témoignages. Il est très probable que les hommes primitifs ont emprunté
cet isthme pour passer de l’Asie en Amérique.
Les américanistes sont encore incapables de
préciser de quelle contrée du continent asiatique
a commencé la migration vers le Nouveau Monde.
Pourtant chaque année, plus de faits nous invitent à penser que cette migration débuta dans
les régions qui correspondent à l’Extrême-Orient
soviétique et au Kamtchatka.
En 1964 une expédition archéologique de la
section de Sibérie de l’Académie des Sciences
de PU.R.S.S., sous la direction de N. Dikov,
découvrit sur la presqu’île du Kamtchatka une
cité vieille de 14 ou 15 000 ans, presque contemporaine du peuplement de l’Amérique depuis
l’isthme de la Béringie. Il est d’autant plus
remarquable que les objets trouvés témoignent
d’une certaine parenté entre la culture préhistorique du Kamtchatka et les cultures des Indiens
d’Amérique. Par exemple, les archéologues soviétiques ont trouvé dans un ancien lieu d’inhumations une grande quantité de perles en pierre,
