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de broches et d’autres bijoux rappelant étrangement les wampooms des Indiens. Les pointes de
flèches des anciens habitants du Kamtchatka et
des Indiens d’Amérique ont également beaucoup
de points communs ; enfin on peut noter un
usage similaire de l’ocre rouge dans les cérémonies magiques mortuaires. Aussi bien la situation
géographique que l’ancienneté du premier site
paléolithique découvert en Asie du Nord-Est ou
le caractère américanoïde des objets rencontrés
témoignent d’un peuplement très ancien de
l’Amérique par des hommes venus d’Asie qui
traversèrent sa partie nord-est, entre autres le
Kamtchatka, et une terre disparue qui reliait
au nord l’Asie et l’Amérique. Il est possible
toutefois que ce peuplement, si ancien soit-il,
n’ait pas été le premier.
La fin de la Béringie concorda avec celle de
la dernière période glaciaire, il y a 10 ou 12 000
ans. Les traces des premiers explorateurs de
l’Amérique furent englouties sous les eaux, avec
leurs feux, leurs outils de pierre et d’os et peutêtre même des tombes rappelant celle découverte
par les archéologues soviétiques dans le Kamtchatka. Probablement, les archéologues des
profondeurs sous-marines pourront, dans un avenir très proche, retrouver ces traces et compléter
les données « terriennes » par des données obtenues sur le fond des mers de Tchoukotsk et de
Béring. Il est possible que le chemin du Nouveau
Monde se soit trouvé moins au nord. En effet,
entre la presqu’île du Kamtchatka et l’Alaska
s’étendent les longues rangées des îles du Commandeur et des îles Aléoutiennes. Les dernières
données de l’océanographie et de la géologie
semblent confirmer que dans cette région s’est
effectué, il y a relativement peu de temps, un
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