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de dizaines, parfois de centaines de mètres d’eau,
apparaissaient à la surface. Quand au contraire
l’atmosphère se réchauffait, les glaces se mettaient à fondre, le niveau de l’océan montait et des
terres étaient submergées. Ce processus se répéta
plusieurs fois durant l’ère quaternaire.
La science jusqu’à présent est incapable de
préciser la fréquence de ces changements dans le
passé. Selon certains savants, il y eut au moins
trois grandes offensives et trois grandes retraites
des océans, d’autres avancent le nombre de quatre,
de sept ou même de douze. Il existe également une hypothèse selon laquelle il n’y eut
qu’une seule grande glaciation qui fut entrecoupée de courtes périodes de dégel. Enfin,
quelques savants affirment avec conviction qu’il
n’y a eu aucune période glaciaire sur notre planète.
Nous n’entrerons pas dans tous ces détails
qui, bien que passionnants, ne touchent que
de très loin notre thème principal. Nous constaterons simplement que certaines parties de
l’océan Pacifique, le tracé du littoral et certaines
îles n’ont acquis leur aspect actuel qu’à une
période où Yhomo sapiens avait déjà entrepris
le peuplement et la conquête de la Terre.
C’est seulement à la fin de la dernière glaciation, il y a 10 ou 12 milliers d’années, que les
mers bordant l’océan Pacifique, les mers du
Japon, d’Okhotsk et de Béring, la mer Jaune
et les mers intérieures de l’Indonésie fixèrent
leurs contours dans leur forme actuelle. Les
côtes asiatiques, américaines et australiennes
de l’océan Pacifique conservent de nombreuses
traces des flux et reflux des eaux océaniques.
Les bancs sous-marins, les hauts-fonds et les
guyots portent des témoignages de leur ancien
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