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grands contrastes de climats. Des plaines verdoyantes se transformèrent en déserts arides,
puis furent de nouveau recouvertes d’une épaisse
végétation qui céda la place à des sables sans
fin. Telle est l’histoire du Sahara, le plus grand
désert du monde, où l’existence de l’homme est
attestée depuis les temps les plus anciens. Dans
le Grand-Nord de puissants glaciers progressaient pour se retirer aussitôt tandis que le niveau
des océans montait ou descendait. Mais si le climat changeait, le relief lui aussi se transformait :
des montagnes s’élevaient, du cratère des volcans
jaillissaient la lave et les scories (l’Elbrouz était
un volcan en activité il y a encore quelques milliers d’années), et le relief du fond de l’océan se
modifiait, parfois considérablement. Parallèlement aux changements du climat et du relief se
produisaient des changements du monde organique du globe terrestre.
Du fait de la formation ou de la fonte des
glaciers, la zone tempérée était le théâtre de
grandes offensives ou de retraites désordonnées
des mers et des océans. Pour donner un aperçu
concret de l’envergure de ces changements, il
suffit de considérer les chiffres obtenus au cours
de l’Année Géophysique Internationale, lorsque
les savants sont parvenus à calculer le volume
approximatif des glaces qui couvrent le continent
Antarctique et certaines parties des autres continents du globe terrestre. Au cas où cette glace
fondrait, le niveau des mers s’élèverait de 66
mètres, et un grand nombre de villes et d’immenses régions de notre planète auraient été alors
englouties.
Quand de grands froids envahissaient la Terre,
une partie de l’eau restait prisonnière sous forme
de glace, et des terres, auparavant recouvertes
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