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de l’Australie il y a un grand nombre de constructions coralliennes de bien moindres dimensions.
L’hypothèse selon laquelle la Grande barrière
de récifs et d’autres structures coralliennes moins
importantes qui se trouvent aux abords des îles
et des continents, seraient les « pierres tombales »
des terres englouties, ne trouve plus d’opposition. Il ne fait de doute pour personne que l’offensive de l’océan est particulièrement rapide et
intensive dans cette partie du Pacifique, tandis
que la côte de l’Asie du Sud-Est et des îles avoisinantes s’enfonce lentement. Est-ce que les
nombreux atolls et îles coralliens du centre du
Pacifique peuvent être, eux aussi, des indices de
terres fermes envahies par les eaux. Darwin et
ses partisans soutenaient qu’il en était ainsi.
C’est tout à fait récemment qu’il a été possible
de vérifier cette hypothèse, lors de forages en
profondeur sur des îles coralliennes.
Les coraux poussent à raison de 17 à 37 mètres
par millier d’années. Plus leur construction est
élevée, plus la couche de coraux est épaisse
et plus la construction est ancienne. Chaque
centaine de mètres de profondeur de la couche corallienne correspond à un tassement de 100
mètres environ de la terre ferme ou des hautsfonds.
Les premiers forages effectués en 1897 et 1898
sur l’atoll Funafuti qui fait partie du système
des îles Ellice, ont montré que les dépôts madréporiques forment une couche d’une épaisseur
de plus de trois cents mètres. Ce chiffre est probablement au-dessous de la réalité, car les outils
de forage n’ont pu atteindre une profondeur plus
grande. Un forage effectué ultérieurement sur
l’îlc Borodino ou Smith (au sud du Japon) attei­
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