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L’hypothèse de Darwin rencontra aussitôt de
chauds partisans et des adversaires non moins
énergiques. Elle fit l’objet d’âpres discussions
durant plus d’un siècle et ce sont les recherches
modernes qui devaient consacrer définitivement
la théorie de Darwin.
Des récifs coralliens existent dans trois océans
(Atlantique, Indien et Pacifique). Les récifs de
taille modeste des Antilles et des îles Bermudes
dans l’Atlantique et même les nombreux îles et
îlots de l’océan Indien (les îles Maldives, les
îles Keeling), tout cela n’est rien comparé aux
innombrables constructions d’origine coralienne
qui sont réparties dans la partie tropicale de
l’océan Pacifique s’étendant du nord-ouest au
sud-est sur près de 10 000 kilomètres avec une
largeur d’environ 2 500 kilomètres.
Les grandes îles et archipels coralliens furent
habités bien avant notre ère; c’est le cas des
îles Marshall et Carolines, de l’archipel Tuamotu, des îles Gilbert et Ellice. D’autres îles situées au centre du Pacifique étaient inhabitées
au moment de leur découverte par les Européens
mais elles possédaient de nombreuses traces
d’un peuplement antérieur. Enfin, plusieurs
centaines de constructions de corail n’avaient
jamais été habitées par des êtres humains.
Dès la fin du XVIIIe siècle le célèbre capitaine
James Cook découvrit la Grande Barrière de
récifs qui borde la côte orientale de l’Australie.
Cette gigantesque construction s’étend sur près
de 2 000 kilomètres. Au nord, elle se trouve à
environ 100 kilomètres du littoral australien,
tandis que sa partie centrale se rapproche jusqu’à
13 ou 15 kilomètres du rivage; au sud, la Grande Barrière de récifs s’écarte jusqu’à 150 kilomètres. Entre la Grande Barrière et la côte
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