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dernier des ruines cyclopéennes avaient été découvertes sur cet îlot minuscule. Les murs de
basalte des constructions atteignaient 6 mètres
d’épaisseur. Des dalles pouvant peser 25 tonnes
avaient été soulevées à une hauteur de près de
20 mètres. Une œuvre aussi colossale ne pouvait
être le fait que de milliers de travailleurs supérieurement organisés. L’Etat, capable d’édifier des constructions aussi gigantesques devait
posséder des centaines de milliers d’habitants...,
pourtant, dans un rayon de 2 000 kilomètres on
aurait peine à réunir 50 000 habitants dispersés
sur des îles et des îlots séparés les uns des autres
par des centaines de milles. De plus, on n’arriverait même pas à trouver parmi eux 2 000 hommes en état de se livrer aux pénibles travaux
qu’exige une telle construction.
Toujours dans la partie occidentale de l’Océanie, sur l’île de Tinyan, ont été conservées des
ruines monumentales formant une sorte d’allée
bordée par deux rangées de colonnes de pierre
d’une hauteur de quatre mètres. Ces colonnes
servaient-elles d’ornementation, de support soutenant la charpente des maisons? Quel est le peuple
qui a édifié ces maisons gigantesques. De nos
jours les habitants de Tinyan vivent dans de
petites huttes de bambous ou de branchages.
Macmillan Brown cite d’autres données fournies par l’archéologie, l’ethnographie et l’anthropologie, qui témoignent indirectement de l’existence passée dans l’océan Pacifique de grandes
étendues de terre ferme ou d’îles et d’archipels,
aujourd’hui sous les eaux. Cependant il comprenait parfaitement' que toutes ces preuves n’étaient que des indices de seconde main discutables
et resteraient tels, tant qu’ils ne seraient pas
confirmés par les sciences naturelles, géologie,
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