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style assez proche de celui des colosses de l’île
de Pâques bien que de dimensions moindres, il
est vrai.
Les eaux illimitées de l’océan Pacifique sont
parsemées de plusieurs petites îles à l’Equateur.
Les premiers visiteurs européens, vers la fin du
XVIIIe siècle, n’y trouvèrent qu’une maigre
végétation. Il semblait bien que personne n’avait
jamais habité ces misérables lambeaux de terre.
Pourtant ces apparences étaient trompeuses.
Sur les îles poussaient des cocotiers qui n’avaient pu parvenir là que grâce à une intervention
humaine. Il y a encore d’autres traces plus convaincantes de présence humaine : sur l’île Christmas, des plates-formes rectangulaires faites de
plaques de corail; sur une autre île du même
archipel, l’île Malden, en plus des plates-formes, on découvrit les ruines d’une temple. Ce
temple, à en juger par les croquis, rappelle les
pyramides précolombiennes de l’Amérique du
Sud.
Qui a pu construire ces plates-formes et ce
temple, alors que l’océan s’étend sur un rayon
de plusieurs centaines de kilomètres? Comment
ces bâtisseurs ont-ils assemblé ces édifices, l’eau
douce faisant défaut? Ces ruines ne sont-elles
pas les restes d’une culture mystérieuse, submergée par les eaux de l’océan Pacifique en même
temps que les grandes étendues de terres nourricières de milliers de constructeurs? Apparemment
l’île Malden, de même que l’île de Pâques, était
un sanctuaire, où se réunissaient pour les grandes fêtes les pèlerins d’un vaste Etat, reposant
aujourd’hui sous les flots de l’océan Pacifique.
Le cœur de cette civilisation disparue se trouvait, d’après Brown, loin à l’ouest, aux alentours de l’île Ponape. Déjà au cours du siècle
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