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chefs du pays disparu sous les eaux. Il est possible, grâce à ces portraits taillés dans la pierre,
de se faire une idée de l’apparence des habitants
de la Pacifide. C’était des hommes au menton
volontaire très saillant, à la bouche droite et
hautaine, aux yeux profondément enfoncés et
aux oreilles pourvues de lobes pendants et étirés.
Le missionnaire Eyraud a indiqué que les
habitants de l’île utilisaient l’écriture « par tradition » et « sans y chercher de sens ». Ceci
confirme l’hypothèse selon laquelle l’écriture
kocahou rongo-rongo serait, de même que les
géants de pierre, un des vestiges de la culture
d’un continent englouti.
Les mystérieux dessins sur les roches représentent
ainsi que nous l’avons vu, des hommes-oiseaux
dont l’élection annuelle était l’occasion d’une
cérémonie étrange. Cette tradition fut maintenue
sur l’île de Pâques jusqu’à la disparition de l’ancienne culture et la conversion des habitants de
l’île au christianisme. Cette coutume, qui ne se
rencontre dans aucune autre contrée de l’Océanie, ni dans aucune partie du monde en général,
n’est-elle pas une survivance des croyances des
habitants de la Pacifide? Et toute la culture
ancienne de l’île de Pâques serait alors l’ultime
vestige d’une civilisation disparue.
Les vestiges sont-ils un témoignage
de l’existence de la Pacifide ?
En trouvera-t-on encore? Un professeur anglais
chercha les traces d’une culture engloutie de la
Pacifide sur d’autres îles d’Océanie. Il découvrit
dans les îles Hawaii et Marquises," ainsi que sur
le petit îlot de Pitcairn des statues"en pierre, de
chefs du pays disparu sous les eaux. Il est possible, grâce à ces portraits taillés dans la pierre,
de se faire une idée de l’apparence des habitants
de la Pacifide. C’était des hommes au menton
volontaire très saillant, à la bouche droite et
hautaine, aux yeux profondément enfoncés et
aux oreilles pourvues de lobes pendants et étirés.
Le missionnaire Eyraud a indiqué que les
habitants de l’île utilisaient l’écriture « par tradition » et « sans y chercher de sens ». Ceci
confirme l’hypothèse selon laquelle l’écriture
kocahou rongo-rongo serait, de même que les
géants de pierre, un des vestiges de la culture
d’un continent englouti.
Les mystérieux dessins sur les roches représentent
ainsi que nous l’avons vu, des hommes-oiseaux
dont l’élection annuelle était l’occasion d’une
cérémonie étrange. Cette tradition fut maintenue
sur l’île de Pâques jusqu’à la disparition de l’ancienne culture et la conversion des habitants de
l’île au christianisme. Cette coutume, qui ne se
rencontre dans aucune autre contrée de l’Océanie, ni dans aucune partie du monde en général,
n’est-elle pas une survivance des croyances des
habitants de la Pacifide? Et toute la culture
ancienne de l’île de Pâques serait alors l’ultime
vestige d’une civilisation disparue.
Les vestiges sont-ils un témoignage
de l’existence de la Pacifide ?
En trouvera-t-on encore? Un professeur anglais
chercha les traces d’une culture engloutie de la
Pacifide sur d’autres îles d’Océanie. Il découvrit
dans les îles Hawaii et Marquises," ainsi que sur
le petit îlot de Pitcairn des statues"en pierre, de
