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seul un vaste territoire de type continental pouvait abriter les bâtisseurs et ceux qui leur procuraient leur nourriture. D’autre part, des travaux
de construction d’une telle ampleur n’ont pu
être accomplis que dans le cadre d’un Etat doté
d’un fort pouvoir centralisé.
La légende du peuplement de l’île de Pâques
affirme nue les premiers indigènes envoyés sur
l’île par le chef Hotou Matoua y trouvèrent déjà
des hommes. Un de ces hommes raconta aux
nouveaux-venus que l’île de Pâques avait été
un grand pays détruit par un géant nommé Uoké.
Depuis ce temps-là l’île fut appelée « Té-Pito-oté-Hénoua » ou « le Nombril du Monde ».
Personne n’est parvenu à déchiffrer les textes
des tablettes kocahou rongo-rongo. Au XIXe
siècle des ethnologues ont recueilli quelques
légendes inscrites, à en croire les insulaires, sur
des « tablettes de bois expressives ».
D’après l’une de ces légendes, l’île, à sa création, était couverte de routes. Ces routes avaient
été construites par Héké, ce qui veut dire pieuvre.
Il siégeait à la place d’honneur, au centre, et
c’est de là que partaient toutes les routes. Ces
routes étaient disposées comme une toile d’araignée et colorées en gris et en noir. Et personne ne
pouvait deviner où ces routes commençaient et
où elles finissaient.
Sur l’île de Pâques il y a des voies pavées.
Elles vont jusqu’au bord de l’océan puis sont
brusquement interrompues. Ce sont des routes
qui ne mènent nulle part à moins qu’elles ne se
continuent sur le fond de la mer, là où s’est
enfoncée une terre ferme aujourd’hui engloutie.
Brown a émis l’hypothèse que l’île de Pâques
serait un gigantesque mausolée. Les statues
colossales seraient les portraits des rois et des
seul un vaste territoire de type continental pouvait abriter les bâtisseurs et ceux qui leur procuraient leur nourriture. D’autre part, des travaux
de construction d’une telle ampleur n’ont pu
être accomplis que dans le cadre d’un Etat doté
d’un fort pouvoir centralisé.
La légende du peuplement de l’île de Pâques
affirme nue les premiers indigènes envoyés sur
l’île par le chef Hotou Matoua y trouvèrent déjà
des hommes. Un de ces hommes raconta aux
nouveaux-venus que l’île de Pâques avait été
un grand pays détruit par un géant nommé Uoké.
Depuis ce temps-là l’île fut appelée « Té-Pito-oté-Hénoua » ou « le Nombril du Monde ».
Personne n’est parvenu à déchiffrer les textes
des tablettes kocahou rongo-rongo. Au XIXe
siècle des ethnologues ont recueilli quelques
légendes inscrites, à en croire les insulaires, sur
des « tablettes de bois expressives ».
D’après l’une de ces légendes, l’île, à sa création, était couverte de routes. Ces routes avaient
été construites par Héké, ce qui veut dire pieuvre.
Il siégeait à la place d’honneur, au centre, et
c’est de là que partaient toutes les routes. Ces
routes étaient disposées comme une toile d’araignée et colorées en gris et en noir. Et personne ne
pouvait deviner où ces routes commençaient et
où elles finissaient.
Sur l’île de Pâques il y a des voies pavées.
Elles vont jusqu’au bord de l’océan puis sont
brusquement interrompues. Ce sont des routes
qui ne mènent nulle part à moins qu’elles ne se
continuent sur le fond de la mer, là où s’est
enfoncée une terre ferme aujourd’hui engloutie.
Brown a émis l’hypothèse que l’île de Pâques
serait un gigantesque mausolée. Les statues
colossales seraient les portraits des rois et des
