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petite île rocheuse qu’il baptisa île de Pâques.
Aucune autre terre n’était en vue alentour à
l’exception de trois îlots minuscules près de son
extrémité sud-ouest et d’un îlot près de sa côte
orientale.
Ainsi, remarquait Brown, vers la fin du XVIe
siècle Juan Fernandez a vu une terre très étendue, fortement peuplée et florissante; en 1687
le capitaine Davis a vu « une côte basse et sablonneuse » et à l’ouest, « une terre élevée et prolongée ». En 1722, dans les mêmes parages, l’amiral
Roggeveen ne découvre qu’une petite portion de
terre, l’île de Pâques (car on ne peut tenir compte
d’îlots microscopiques). Cela ne signifie-t-il pas
que la catastrophe qui frappa l’île de Pâques ou
plus exactement, la Pacifide se produisit justement dans ce laps de temps? Même si nous admettons que la relation de Fernandez est trop fantastique pour y accorder créance, Davis a réellement
vu « une grande terre », et son témoignage fut
confirmé par tout l’équipage du navire.
Sur l’île de Pâques même, on peut voir les
traces d’un cataclysme. Jusqu’à présent des
statues géantes, adandonnées avant d’être terminées, gisent dans la carrière située au fond du
cratère du volcan Rano-Raracou (« rano » signifie volcan, « raracou » ou « racou-racou » signifie
gratter ou creuser). On y trouve aussi des outils
de travail jetés au hasard, ciseaux et pinces primitifs, au moyen desquels les ouvriers travaillaient leurs œuvres. L’île de Pâques n’est pas
très étendue, et pourtant, Brown estime que la
quantité de travailleurs nécessaire à la fabrication des colosses de pierre n’est pas moindre que
celle qu’exigea l’édification des pyramides d’Egypte où furent employés des milliers d’esclaves.
Il fallait encore nourrir ces milliers d’hommes;
petite île rocheuse qu’il baptisa île de Pâques.
Aucune autre terre n’était en vue alentour à
l’exception de trois îlots minuscules près de son
extrémité sud-ouest et d’un îlot près de sa côte
orientale.
Ainsi, remarquait Brown, vers la fin du XVIe
siècle Juan Fernandez a vu une terre très étendue, fortement peuplée et florissante; en 1687
le capitaine Davis a vu « une côte basse et sablonneuse » et à l’ouest, « une terre élevée et prolongée ». En 1722, dans les mêmes parages, l’amiral
Roggeveen ne découvre qu’une petite portion de
terre, l’île de Pâques (car on ne peut tenir compte
d’îlots microscopiques). Cela ne signifie-t-il pas
que la catastrophe qui frappa l’île de Pâques ou
plus exactement, la Pacifide se produisit justement dans ce laps de temps? Même si nous admettons que la relation de Fernandez est trop fantastique pour y accorder créance, Davis a réellement
vu « une grande terre », et son témoignage fut
confirmé par tout l’équipage du navire.
Sur l’île de Pâques même, on peut voir les
traces d’un cataclysme. Jusqu’à présent des
statues géantes, adandonnées avant d’être terminées, gisent dans la carrière située au fond du
cratère du volcan Rano-Raracou (« rano » signifie volcan, « raracou » ou « racou-racou » signifie
gratter ou creuser). On y trouve aussi des outils
de travail jetés au hasard, ciseaux et pinces primitifs, au moyen desquels les ouvriers travaillaient leurs œuvres. L’île de Pâques n’est pas
très étendue, et pourtant, Brown estime que la
quantité de travailleurs nécessaire à la fabrication des colosses de pierre n’est pas moindre que
celle qu’exigea l’édification des pyramides d’Egypte où furent employés des milliers d’esclaves.
Il fallait encore nourrir ces milliers d’hommes;
