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vaisseau sillonnait de nouveau les eaux du sudest de l’océan Pacifique. Une tempête subite
poussa le navire loin vers le sud. Soudain Juan
Fernandez aperçut une terre jusqu’alors inconnue.
Il est vrai que le navigateur espagnol ne se risqua pas à mettre pied à terre et se borna à constater que ce pays était drainé par de grandes
rivières et habité « par des hommes si blancs et
si richement vêtus et en tout différents des habitants du Chili et du Pérou ». Aussi Juan Fernandez en conclut-il qu’il s’agissait de la Terre Inconnue du Sud, que l’on s’était efforcé en vain de
découvrir avant lui.
Transporté de joie, le capitaine s’empressa de
retourner au Chili afin de préparer comme il se
devait une expédition. Il tint soigneusement
secrets les préparatifs d’une grande expédition à
destination du continent (ou de la grande île)
qu’il avait découvert dans l’océan Pacifique.
Mais la mort emporta le célèbre navigateur avant
qu’il ait pu mettre son plan à exécution. L’expédition n’eut pas lieu, le projet disparut en même
temps que son auteur et ce n’est que bien plus
tard que les historiens eurent connaissance de
l’étonnante découverte de Juan Fernandez.
Plus de cent ans passèrent. En 1687 le navire
du pirate anglais Edouard Davis croisait dans
la partie orientale de l’océan Pacifique. Arrivé
aux îles Galapagos, situées à l’equateur, Davis
vira plein sud et, près de 4 000 kilomètres plus
loin, aperçut à 500 milles marins de la côte
chilienne, par 27°20' de latitude sud, une côte
basse et sablonneuse. A l’ouest, à quelques
dizaines de milles, on apercevait une barrière de
terre ferme, élevée et longue.
Le 6 avril 1722, l’escadre de l’amiral hollandais
Jacob Roggeveen découvrit dans ces parages une
vaisseau sillonnait de nouveau les eaux du sudest de l’océan Pacifique. Une tempête subite
poussa le navire loin vers le sud. Soudain Juan
Fernandez aperçut une terre jusqu’alors inconnue.
Il est vrai que le navigateur espagnol ne se risqua pas à mettre pied à terre et se borna à constater que ce pays était drainé par de grandes
rivières et habité « par des hommes si blancs et
si richement vêtus et en tout différents des habitants du Chili et du Pérou ». Aussi Juan Fernandez en conclut-il qu’il s’agissait de la Terre Inconnue du Sud, que l’on s’était efforcé en vain de
découvrir avant lui.
Transporté de joie, le capitaine s’empressa de
retourner au Chili afin de préparer comme il se
devait une expédition. Il tint soigneusement
secrets les préparatifs d’une grande expédition à
destination du continent (ou de la grande île)
qu’il avait découvert dans l’océan Pacifique.
Mais la mort emporta le célèbre navigateur avant
qu’il ait pu mettre son plan à exécution. L’expédition n’eut pas lieu, le projet disparut en même
temps que son auteur et ce n’est que bien plus
tard que les historiens eurent connaissance de
l’étonnante découverte de Juan Fernandez.
Plus de cent ans passèrent. En 1687 le navire
du pirate anglais Edouard Davis croisait dans
la partie orientale de l’océan Pacifique. Arrivé
aux îles Galapagos, situées à l’equateur, Davis
vira plein sud et, près de 4 000 kilomètres plus
loin, aperçut à 500 milles marins de la côte
chilienne, par 27°20' de latitude sud, une côte
basse et sablonneuse. A l’ouest, à quelques
dizaines de milles, on apercevait une barrière de
terre ferme, élevée et longue.
Le 6 avril 1722, l’escadre de l’amiral hollandais
Jacob Roggeveen découvrit dans ces parages une
