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d’un langage pictographique. La civilisation de
l’île de Pâques connaissait l’écriture, une écriture totalement originale, ne ressemblant à aucun
des autres systèmes graphiques en usage dans le
monde. On a essayé en vain de trouver dans
l’écriture de l’île de Pâques kocahou rongo-rongo
(le « bois qui parle ») des traits communs avec
une écriture connue. Pourtant ce ne fut pas
faute de comparer les minuscules caractères du
kocahou rongo-rongo, tracés avec une dent de
requin sur des tablettes de bois, avec tout ce que
nous connaissons en fait d’écriture, depuis les
hiéroglyphes égyptiens jusqu’aux signes gravés
dans les cavernes de Geylan, depuis les différentes écritures de la Mésopotamie jusqu’à celles
dont usaient les Indiens d’Amérique centrale,
sans parler des systèmes d’écriture de la Chine
méridionale, de l’Amérique du Sud, de l’Inde
et du Mexique.
Par contre un grand nombre de signes kocahou
rongo-rongo présentent une ressemblance frappante avec les dessins dont sont ornées les falaises et les cavernes de l’île. Il s’agit de dessins
représentant des insectes et des poissons, des
mollusques et des oiseaux et, surtout, l’image
étrange d’un homme-oiseau, une énorme tête
d’oiseau avec un bec, un corps d’homme et de
larges pattes griffues.
Les légendes des autochtones affirment qu’il
y a longtemps, avant que les habitants de l’île
ne soient convertis au christianisme, régnait une
étrange coutume, celle de choisir un Tangatamanou, c’est-à-dire P homme-oiseau ; cette coutume
relevait du rite, religieux et de la compétition
sportive. Le vainqueur du championnat rituel
devenait, pour une durée d’un an, le chef incontesté de l’île et était vénéré comme l’incarnation
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