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Devons-nous nommer cette science « archéologie
aquatique»? Cela est pratiquement synonyme
d’archéologie sous-marine. Le nom d’« Hypoaquaarchéologie » ou archéologie hypothétique
sous-marine manque à nouveau de brièveté.
Nous voyons donc que cette jeune science ne
possède même pas de nom universellement
adopté; mais dans un avenir proche, un savant,
archéologue ou ethnographe, historien ou géologue, océanographe ou folkloriste, pourrait trouver un nom agréable à entendre, bref et précis
qui sera adopté par les savants de ces diverses
spécialités. L’essentiel, ce n’est en effet pas le
nom. Dès maintenant, il est déjà possible d’affirmer que les hypothèses relatives aux terres
englouties peuvent apporter une réelle contribution à l’exploration du fond des mers et des
océans par les hommes-grenouilles d’aujourd’hui
ou par les océanautes du futur. Citons à titre
d’exemple la découverte de l’« Atlantide russe »,
la Khazaride, qui se trouve aujourd’hui sous les
eaux de la Volga et de la mer Caspienne.
Les archéologues avaient énergiquement entrepris la recherche des traces de la culture des
Khazares, de leurs villes, de leurs fortifications,
de leurs habitations, mais sans résultat. Les
chroniqueurs glorifiaient la cité d’Itil, capitale
des Khazares, sa population nombreuse, sa
vaste étendue, son palais entouré d’une épaisse
muraille. Pourtant, malgré toutes les fouilles
effectuées le long de la Volga, on ne parvenait pas
à découvrir ses ruines, ni même aucune trace des
Khazares. Ce peuple avait disparu totalement,
comme si la terre s’était ouverte sous ses pas.
Mais peut-être la terre n’y était-elle pour rien et
fallait-il tout simplement chercher ces traces
dans les eaux.
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