311
les navires ayant sombré avec leur précieuse cargaison, les trésors gisant au fond des lacs, les
campements d’hommes préhistoriques ensevelis
par les flots, tout cela fut découvert soit à la
suite d’un hasard, soit grâce à d’anciennes
chroniques ou autres textes indiquant qu’une
ville ou une contrée avait disparu, succombant
sous les flots. Pourtant, il existe des cas où
aucun document historique n’existe plus, soit
parce que les documents n’ont pas été conservés
jusqu’à notre époque, soit parce qu’il ne restait
tout simplement personne pour les écrire, toute
la population de la cité ou du pays ayant péri.
Que faire alors? Doit-on, dès lors, se fier au
hasard ou est-il possible de trouver une solution
quelconque qui permette de mener rationnellement les recherches sous-marines?
L’archéologie des fonds sous-marins est une
«science appliquée ». Les savants ont élaboré
des méthodes spéciales de fouilles sous-marines,
les ingénieurs ont créé et continuent de créér des
appareils spéciaux pour les archéologues sousmarins. Tout cela entre dans le domaine de la
pratique. De nos jours, aux côtés de l’archéologie
sous-marine appliquée, une nouvelle science est
en train de naître au point de jonction des sciences de l’Homme et des sciences de la Terre. Son
but est de montrer aux archéologues praticiens
le lieu et l'objet de futures recherches sur le fond
des mers, des golfes et des océans.
L’archéologie, l’histoire de l’Antiquité, l’ethnographie, la linguistique, l’anthropologie et les
autres sciences humaines comptent encore de
nombreux problèmes dont on attend la solution.
Quand les données de l’océanographie, de la
géologie et des autres sciences de la Terre montrent
que la région habitée par les « peuples mysté­
Précédent

- 327/336

Suivant