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de datation des terrasses du fleuve, et il s’avéra
que les anthropologues avaient raison. En effet,
la terrasse où avait été découvert le crâne de
Caylor s’était formée il y a non pas 100 000
ou 150 000 ans, mais seulement de 13 000
à 16 000 ans avant notre ère. Auparavant les
spécialistes des sciences de l’Homme pensaient
que les sciences de la Terre disposaient de données indiscutables et catégoriques. Or en réalité,
aussi bien l’océanographie que la géologie sont
actuellement dans une période de croissance, et
un grand nombre de problèmes qui semblaient
définitivement résolus sont révisés. Dans un
avenir très proche, des modifications essentielles
pourraient intervenir dans la géologie et l’océanographie, pour la datation des phénomènes de
transformation de notre planète. Les sciences de
l’Homme, de leur côté, diminuent l’ancienneté
des sites les p7us primitifs et des premières
civilisations. En effet, grâce aux recherches de
l’anthropologue anglais Leakey, l’âge des premiers ancêtres de l’homme a presque doublé, on
considère maintenant comme prouvé qu’ils apparurent sur la Terre il y a non pas un million
d’années mais 1 700 000 ans. Les futures découvertes des archéologues des fonds sous-marins
pourraient contraindre les sciences de la Terre
à réviser leurs dates. Si les géologues et les
océanographes rajeunissent les phénomènes et si
les anthropologues, les ethnographes, les historiens et les Pnguistes établissent au contraire une
datation plus ancienne, il est fort possible que la
disproportion existant entre l’histoire géologique
et l’histoire humaine se réduise considérablement.
Si la nouvelle de la découverte d’une ville
sous-marine se trouvant à une grande profon­
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