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de la mer pendant la dernière glaciation. Mais
c’était il y a au moins 10 000 ans. Peut-on
admettre que le souvenir de ces événements se
soit retransmis depuis les lointains ancêtres
des Australiens, qui furent les témoins oculaires
de la formation du golfe MacDonell, jusqu’à
nos jours même, sous une forme simplifiée et
entachée de fantaisie?
Les légendes des Polynésiens, relatives à l’engloutissement d’une « Grande Terre » dans les
flots de l’océan Pacifique, sont encore plus surprenantes, car suivant les données de la géologie
et de l’océanographie, les grandes étendues de
terre qui se trouvaient dans cette région sombrèrent bien avant que l’homo sapiens n’apparaisse
sur la Terre. Naturellement, cela peut-être le
résultat d’une coïncidence fortuite, mais peutêtre aussi que les dernières modifications du
relief du Pacifique se produisirent sous les yeux
des anciens habitants de l’Océanie. Et la géologie et l’océanographie, ne pouvant fournir les
dates nécessaires, devraient attendre des sciences
de l’Homme la datation exacte d’un grand nombre
d’événements géologiques.
Prenons un exemple concret. En Australie, on
découvrit à Caylor (à 16 kilomètres au nordouest de Melbourne) un crâne d’homme préhistorique. Les géologues, s’appuyant sur l’étude
stratigraphique de la couche où avait été découvert ce crâne (il s’agissait d’une des trois terrasses qui dominent la rivière de Marybirnong),
évaluèrent son âge à 100 000 ou 150 000 ans.
Pourtant les anthropologues ne pouvaient en
aucun cas admettre une telle datation, car elle
était en contradiction flagrante avec toutes les
données des sciences de l’Homme. Le géologue
australien E. Gill révisa alors tout le système
de la mer pendant la dernière glaciation. Mais
c’était il y a au moins 10 000 ans. Peut-on
admettre que le souvenir de ces événements se
soit retransmis depuis les lointains ancêtres
des Australiens, qui furent les témoins oculaires
de la formation du golfe MacDonell, jusqu’à
nos jours même, sous une forme simplifiée et
entachée de fantaisie?
Les légendes des Polynésiens, relatives à l’engloutissement d’une « Grande Terre » dans les
flots de l’océan Pacifique, sont encore plus surprenantes, car suivant les données de la géologie
et de l’océanographie, les grandes étendues de
terre qui se trouvaient dans cette région sombrèrent bien avant que l’homo sapiens n’apparaisse
sur la Terre. Naturellement, cela peut-être le
résultat d’une coïncidence fortuite, mais peutêtre aussi que les dernières modifications du
relief du Pacifique se produisirent sous les yeux
des anciens habitants de l’Océanie. Et la géologie et l’océanographie, ne pouvant fournir les
dates nécessaires, devraient attendre des sciences
de l’Homme la datation exacte d’un grand nombre
d’événements géologiques.
Prenons un exemple concret. En Australie, on
découvrit à Caylor (à 16 kilomètres au nordouest de Melbourne) un crâne d’homme préhistorique. Les géologues, s’appuyant sur l’étude
stratigraphique de la couche où avait été découvert ce crâne (il s’agissait d’une des trois terrasses qui dominent la rivière de Marybirnong),
évaluèrent son âge à 100 000 ou 150 000 ans.
Pourtant les anthropologues ne pouvaient en
aucun cas admettre une telle datation, car elle
était en contradiction flagrante avec toutes les
données des sciences de l’Homme. Le géologue
australien E. Gill révisa alors tout le système
