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ouest du golfe de l’Amour, qui est de 3 à 7 centimètres par siècle. Durant 3 000 ou 4 000 ans
s’est formée une terrasse naturelle d’une hauteur
de 1 à 2 mètres.
Les sciences de l’Homme ont donc puissamment aidé les géologues étudiant le Primorié
soviétique. Elles contribuent de la même façon
à reconstituer l’histoire géologique des îles du
Japon. Ici, les cités néolithiques sont en général
situées sur les golfes et les baies de la mer du
Japon et de l’océan Pacifique. Pourtant les
archéologues découvrent de nombreuses cités
maritimes du même genre à 10, 20 ou parfois
même 25 kilomètres de la mer. Les géologues
japonais R. Toki et K. Oyama ont montré,
à l’appui de données archéologiques et géologiques, qu’à une certaine époque l’actuelle plaine
de Kwanto dans la région de Tokyo était occupée
par un vaste golfe. Sa surface diminua peu à peu,
l’océan baissa de niveau, les eaux régressèrent
et les baies furent peu à peu comblées par les
alluvions fluviaux. Les vestiges des cités du
néolithique marquent ainsi les anciennes limites
des golfes, et plus elles sont proches de l’actuel
littoral, plus les poteries et autres objets fabriqués par la culture néolithique sont récents, jalonnant en quelque sorte l’espace temporel non
seulement pour l’archéologue, mais aussi pour
le géologue et l’océanographe.
L’archéologie, selon les spécialistes, a puissamment contribué à l’essor des sciences naturelles
en leur donnant une « quatrième dimension »,
celle du temps. En effet, c’est elle qui permit
d’entreprendre l’étude de phénomènes physiques
et autres ayant eu lieu il y a 1000, 10 000,
100 000 ans ou 1 million d’années. L’océanographie devra à son tour aider l’archéologie et
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ouest du golfe de l’Amour, qui est de 3 à 7 centimètres par siècle. Durant 3 000 ou 4 000 ans
s’est formée une terrasse naturelle d’une hauteur
de 1 à 2 mètres.
Les sciences de l’Homme ont donc puissamment aidé les géologues étudiant le Primorié
soviétique. Elles contribuent de la même façon
à reconstituer l’histoire géologique des îles du
Japon. Ici, les cités néolithiques sont en général
situées sur les golfes et les baies de la mer du
Japon et de l’océan Pacifique. Pourtant les
archéologues découvrent de nombreuses cités
maritimes du même genre à 10, 20 ou parfois
même 25 kilomètres de la mer. Les géologues
japonais R. Toki et K. Oyama ont montré,
à l’appui de données archéologiques et géologiques, qu’à une certaine époque l’actuelle plaine
de Kwanto dans la région de Tokyo était occupée
par un vaste golfe. Sa surface diminua peu à peu,
l’océan baissa de niveau, les eaux régressèrent
et les baies furent peu à peu comblées par les
alluvions fluviaux. Les vestiges des cités du
néolithique marquent ainsi les anciennes limites
des golfes, et plus elles sont proches de l’actuel
littoral, plus les poteries et autres objets fabriqués par la culture néolithique sont récents, jalonnant en quelque sorte l’espace temporel non
seulement pour l’archéologue, mais aussi pour
le géologue et l’océanographe.
L’archéologie, selon les spécialistes, a puissamment contribué à l’essor des sciences naturelles
en leur donnant une « quatrième dimension »,
celle du temps. En effet, c’est elle qui permit
d’entreprendre l’étude de phénomènes physiques
et autres ayant eu lieu il y a 1000, 10 000,
100 000 ans ou 1 million d’années. L’océanographie devra à son tour aider l’archéologie et
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