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établissaient leurs campements à proximité de la
mer et n’avaient aucune raison de transporter
vers l’intérieur des terres les coquillages pêchés.
Pourtant nous trouvons toute une série d’amas
de coquillages non pas près du bord, mais
à plusieurs kilomètres du rivage, non seulement
dans les parties se trouvant au niveau de cette
mer, mais aussi parfois sur des terrasses naturelles
d’une hauteur allant jusqu’à dix mètres. Dans ces
amas de « débris de cuisine », les archéologues
trouvèrent des objets et des outils semblables
à ceux que l’on avait découverts dans les amas
situés au bord de la mer. Il semble donc que les
uns et les autres appartenaient à un seul et même
peuple.
Ganéchine en conclut que les cités néolithiques,
dont les «débris de cuisine» s’étaient conservés
sous forme d’amas de coquillages, étaient situées
alors à proximité immédiate de la mer; si elles
se trouvent actuellement à des distances aussi
considérables de la côte, c’est par suite de la
régression des eaux.
A quelle époque vivaient donc les « auteurs
d’amas de coquillages » du Primorié? Le célèbre
archéologue soviétique A. Okladnikov rattache
leur culture à la période du néolithique. D’anciennes chroniques font mention de tribus Souchène
et Iloou habitant le Primorié et semblant être
les tribus aux « amas de coquillages ». Ces peuplades vivaient dans cette région il y a environ
3 000 ou 4 000 ans. C’est donc à cette époque que
commencèrent à émerger les côtes basses du
Primorié. Les données géologiques sur la hauteur
des plaines du littoral et les données archéologiques et historiques précisant le temps écoulé
depuis le début de leur formation, permettent de
déterminer la vitesse de progression du littoral
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