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dater avec certitude tel ou tel changement de la
physionomie de notre planète. En voici un
exemple caractéristique. En 1951 l’institut
d’océanographie de l’Académie des Sciences de
l’U.R.S.S. publia dans ses Travaux un article
de V. Boudanov intitulé « Sur le soulèvement des
côtes du Primorié ». Cet article énumérait de
façon convaincante une série de données indiquant
que la mer avait recouvert une partie importante
des terres qui forment actuellement les régions
du Primorié soviétique. Boudanov estimait que
les changements subis par la ligne de la côte
avaient été causés par un lent soulèvement du
terrain dans cette région. Il existe encore une
autre explication. Le niveau des mers et des
océans ayant été plus haut, c’est sa diminution
et le recul des eaux qui ont dénudé des surfaces
autrefois recouvertes par les eaux. Mais quelle
que soit l’hypothèse, il est indispensable de
déterminer l’époque où se sont produites ces
modifications du littoral des régions côtières,
et la vitesse de ce phénomène.
La réponse à cette question fut fournie grâce
aux données de l’archéologie par un autre géologue soviétique G. Ganéchine. En effet, au cours
du XIXe siècle, on avait déjà découvert les premiers campements d’hommes préhistoriques ayant
vécu dans le Primorié. A l’heure actuelle, les
archéologues connaissent une grande quantité de
campements de ce genre sur les bords des golfes
de l’Amour et de l’Oussouri. Une de leurs caractéristiques est la présence d’amas de coquillages,
dans lesquels se trouvent également des débris
de poteries, des pointes de flèches en obsidienne,
des haches de pierre et d’autres objets appartenant tous à la période néolithique.
Il est évident que les habitants du Primorié
dater avec certitude tel ou tel changement de la
physionomie de notre planète. En voici un
exemple caractéristique. En 1951 l’institut
d’océanographie de l’Académie des Sciences de
l’U.R.S.S. publia dans ses Travaux un article
de V. Boudanov intitulé « Sur le soulèvement des
côtes du Primorié ». Cet article énumérait de
façon convaincante une série de données indiquant
que la mer avait recouvert une partie importante
des terres qui forment actuellement les régions
du Primorié soviétique. Boudanov estimait que
les changements subis par la ligne de la côte
avaient été causés par un lent soulèvement du
terrain dans cette région. Il existe encore une
autre explication. Le niveau des mers et des
océans ayant été plus haut, c’est sa diminution
et le recul des eaux qui ont dénudé des surfaces
autrefois recouvertes par les eaux. Mais quelle
que soit l’hypothèse, il est indispensable de
déterminer l’époque où se sont produites ces
modifications du littoral des régions côtières,
et la vitesse de ce phénomène.
La réponse à cette question fut fournie grâce
aux données de l’archéologie par un autre géologue soviétique G. Ganéchine. En effet, au cours
du XIXe siècle, on avait déjà découvert les premiers campements d’hommes préhistoriques ayant
vécu dans le Primorié. A l’heure actuelle, les
archéologues connaissent une grande quantité de
campements de ce genre sur les bords des golfes
de l’Amour et de l’Oussouri. Une de leurs caractéristiques est la présence d’amas de coquillages,
dans lesquels se trouvent également des débris
de poteries, des pointes de flèches en obsidienne,
des haches de pierre et d’autres objets appartenant tous à la période néolithique.
Il est évident que les habitants du Primorié
