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la Pacifide avant qu’elle ne soit engloutie.
Sur les îles Galapagos et sur les îles Fidji, on
trouve des lézards géants, des iguanes, qui ont
habité le continent à une certaine époque. Ce
sont de piètres nageurs et il est improbable
qu’ils aient pu franchir les étendues océaniques.
Aussi peut-on penser qu’à une certaine époque
ces îles étaient reliées au continent par des isthmes
de terre ferme. De la même façon, un grand
nombre d’habitants des îles du Pacifique, qu’il
s’agisse de scarabées ou de mollusques, d’amphibies ou de fourmis, de papillons ou de crustacés,
n’ont pu en aucun cas franchir à la nage des
centaines, voire des milliers de kilomètres d’étendues marines. Il en est de même pour les pitoyables
nageurs que sont les serpents, qui pourtant se
rencontrent sur de nombreuses îles de cet océan.
Que dire alors des capacités nautiques des
plantes? Pourtant il n’est pas rare, dans les îles
de l’Océanie, de voir coexister les représentants
spécifiques de la flore de l’Océanie, de l’Amérique du Nord, du Sud et de l’Est, de l’Australie
ou de l’Indonésie, et même de l’Antarctique.
Les données de la zoologie et de la botanique
parlent en faveur de l’existence d’un continent
ou de vastes isthmes de terre ferme dans le Pacifique. D’après Menzbir, les données des sciences
de l’homme prouvent que l’affaissement des
terres fermes a eu lieu alors que les hommes les
peuplant jouissaient d’un certain niveau de culture. Macmillan Brown consacra à des témoignages de cet ordre la plupart de sa volumineuse
monographie, mettant l’accent principal sur
ceux que nous a laissé la mystérieuse civilisation de la minuscule île de Pâques, civilisation
disparue avant que les savants aient pu la décrire
et l’étudier.
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