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simultanément, en 1923 et en 1924, tous deux
consacrés au problème de la Pacifide. Qui plus
est, leurs auteurs, vivant dans des pays différents et effectuant des travaux scientifiques dans
des domaines totalement distincts, ne soupçonnaient probablement pas leur existence mutuelle.
Il s’agit du savant russe M. Menzbir, un des
fondateurs de la zoogéographie moderne, et de
l’ethnologue anglais Macmillan Brown qui passa
toute sa vie à étudier les nombreuses peuplades et
tribus de l’océan Pacifique. Leurs œuvres portaient presque le même titre, celle de Brown
le Secret de Vocéan Pacifique et celle de Menzbir
les Mystères du Grand océan.
Menzbir énumérait une série de faits témoignant, bien que d’une façon indirecte, de l’existence passée d’un continent dans le Pacifique.
Il s’agissait de données fournies par la géologie,
l’ethnographie et l’océanographie. Cependant les
faits les plus convaincants et les plus étonnants
étaient donnés par la zoogéographie, cette science
qui établit les cartes de l’habitat des espèces
animales sur notre planète et détermine l’itinéraire de leur cheminement.
Dès 1764 on découvrit dans les rivières de
Nouvelle-Zélande le galaxias, un poisson qui vit
dans les eaux douces des continents et des îles
situés entre le 30e et le 60e degré de latitude sud.
Ce poisson d’eau douce ne supporte en aucun cas
l’eau salée. Comment aurait-il atteint les eaux
intérieures de la Nouvelle-Zélande, que des
milliers de kilomètres séparent des continents les
plus proches, ainsi que celles d’autres îles
de l’océan Pacifique? La voie des eaux salées
étant strictement interdite au galaxias, il ne
leur reste qu’un seul itinéraire possible, celui
des rivières d’eau douce qui traversaient jadis
simultanément, en 1923 et en 1924, tous deux
consacrés au problème de la Pacifide. Qui plus
est, leurs auteurs, vivant dans des pays différents et effectuant des travaux scientifiques dans
des domaines totalement distincts, ne soupçonnaient probablement pas leur existence mutuelle.
Il s’agit du savant russe M. Menzbir, un des
fondateurs de la zoogéographie moderne, et de
l’ethnologue anglais Macmillan Brown qui passa
toute sa vie à étudier les nombreuses peuplades et
tribus de l’océan Pacifique. Leurs œuvres portaient presque le même titre, celle de Brown
le Secret de Vocéan Pacifique et celle de Menzbir
les Mystères du Grand océan.
Menzbir énumérait une série de faits témoignant, bien que d’une façon indirecte, de l’existence passée d’un continent dans le Pacifique.
Il s’agissait de données fournies par la géologie,
l’ethnographie et l’océanographie. Cependant les
faits les plus convaincants et les plus étonnants
étaient donnés par la zoogéographie, cette science
qui établit les cartes de l’habitat des espèces
animales sur notre planète et détermine l’itinéraire de leur cheminement.
Dès 1764 on découvrit dans les rivières de
Nouvelle-Zélande le galaxias, un poisson qui vit
dans les eaux douces des continents et des îles
situés entre le 30e et le 60e degré de latitude sud.
Ce poisson d’eau douce ne supporte en aucun cas
l’eau salée. Comment aurait-il atteint les eaux
intérieures de la Nouvelle-Zélande, que des
milliers de kilomètres séparent des continents les
plus proches, ainsi que celles d’autres îles
de l’océan Pacifique? La voie des eaux salées
étant strictement interdite au galaxias, il ne
leur reste qu’un seul itinéraire possible, celui
des rivières d’eau douce qui traversaient jadis
