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même sous une forme mythique, le souvenir du
« percement des Dardanelles » ? Les efforts conjugués des spécialistes de diverses sciences, depuis
les géologues de la mer jusqu’aux spécialistes
de la mythologie antique éclaireront la question.
Cependant, indépendamment de la date de ce
percement, il est clair que le dessin actuel des
berges de la mer Noire diffère de celui qu’elles
revêtaient même il y a 2 000 ans. Au fond de cette
mer et de la mer d’Azov qui y est relié reposent
les ruines de cités antiques qui font l’objet
de fouilles sous-marines soviétiques et bulgares.
De la Pontide à l’Antilia
« Des traces d’ancienne culture au fond de la
mer. Le problème de la découverte de monuments
antiques », c’est sous ce titre que paraissait dans
le Bulletin d'information de la commission des
archives de Tauride de 1909 un article de l’ingénieur russe L. Kolli. Il savait qu’au cours des
travaux de reconstruction du port de Feodossia
effectués vers la fin du XIXe siècle on avait
découvert des ruines d’anciennes constructions
qui dataient probablement de l’Antiquité, car
Feodossia avait été un grand port non seulement au Moyen Age mais dès l’Antiquité. Il
fallait cependant déterminer avec certitude
l’époque à laquelle appartenaient ces constructions, car elles manquaient de datation précise.
Kolli parvint à démontrer qu’elles dataient de
l’Antiquité. En explorant le fond de la mer dans
cette région, on trouva 15 grandes amphores
antiques. L’analyse du sol du rivage et du fond
sous-marin montra à Kolli l’identité absolue des
échantillons recueillis. C’est ainsi que fut tour19-0202
même sous une forme mythique, le souvenir du
« percement des Dardanelles » ? Les efforts conjugués des spécialistes de diverses sciences, depuis
les géologues de la mer jusqu’aux spécialistes
de la mythologie antique éclaireront la question.
Cependant, indépendamment de la date de ce
percement, il est clair que le dessin actuel des
berges de la mer Noire diffère de celui qu’elles
revêtaient même il y a 2 000 ans. Au fond de cette
mer et de la mer d’Azov qui y est relié reposent
les ruines de cités antiques qui font l’objet
de fouilles sous-marines soviétiques et bulgares.
De la Pontide à l’Antilia
« Des traces d’ancienne culture au fond de la
mer. Le problème de la découverte de monuments
antiques », c’est sous ce titre que paraissait dans
le Bulletin d'information de la commission des
archives de Tauride de 1909 un article de l’ingénieur russe L. Kolli. Il savait qu’au cours des
travaux de reconstruction du port de Feodossia
effectués vers la fin du XIXe siècle on avait
découvert des ruines d’anciennes constructions
qui dataient probablement de l’Antiquité, car
Feodossia avait été un grand port non seulement au Moyen Age mais dès l’Antiquité. Il
fallait cependant déterminer avec certitude
l’époque à laquelle appartenaient ces constructions, car elles manquaient de datation précise.
Kolli parvint à démontrer qu’elles dataient de
l’Antiquité. En explorant le fond de la mer dans
cette région, on trouva 15 grandes amphores
antiques. L’analyse du sol du rivage et du fond
sous-marin montra à Kolli l’identité absolue des
échantillons recueillis. C’est ainsi que fut tour19-0202
