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provoqua l’anéantissement des cités des côtes
est et nord de la Crète.
Galanopoulos est d’avis que c’est cette catastrophe qui fournit à Platon le matériel de base
de sa légende sur l’Atlantide et son anéantissement. A-t-il raison? Cette question est intéressante et compliquée, et le présent ouvrage ne
nous permet pas de pénétrer tous les détails de la
discussion passionnée qu’éveille le problème de
l’Atlantide. On peut toutefois affirmer avec
certitude que l’éruption du volcan de Tyr n’a
pas pu disparaître sans laisser de traces auprès
des générations suivantes. Les sciences de la
Terre peuvent contribuer à élucider non seulement des énigmes archéologiques ou ethnographiques, mais encore les problèmes passionnants
et complexes que pose parfois l’histoire des
religions et des mythologies.
Selon les auteurs antiques, l’histoire universelle aurait compté trois déluges; la mer Noire, qui
était un lac, et la mer Méditerranée furent reliées au
cours du dernier déluge de Dardanie. La percée eut
lieu près des îles Cyanées à l’entrée du Bosphore.
Après le Bosphore se forma le détroit des Dardanelles. Le plus étonnant, c’est que les données
actuelles des sciences de la Terre semblent confirmer les vues des savants antiques et la véracité
du mythe grec. C’est en effet, seulement au cours
de l’ère quaternaire que la mer Noire cessa
d’être une mer intérieure et mêla ses eaux à celles
de la Méditerranée.
Quand cela s’est-il passé? Certains spécialistes
situent ce déluge très loin, il y a plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers d’années. D’autres envisagent des dates considérablement plus récentes, 4000 et même 2 000 ans avant
notre ère. La mémoire humaine a-t-elle conservé,
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