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des interglaciaires, d’autres enfin, à la fin de la
dernière glaciation. Remarquons simplement que
des affaissements partiels de terres fermes qui
prirent d’ailleurs souvent un caractère de catastrophe se sont produits dans la région de la
mer Egée à des époques tout à fait récentes.
En étudiant l’ancienne culture crétoise, les
archéologues ont découvert que toutes les villes,
ports et villages des côtes septentrionales et
orientales de l’île de Crète avaient été détruits
par un quelconque cataclysme environ 1 500 ans
avant notre ère. Il y a peu de temps (en 1960)
le savant grec A. Galanopoulos émit une hypothèse intéressante au sujet de ce phénomène. Au nord
de Crète se trouve l’île de Tyr (Santorin), une
des Cyclades. On peut y voir le cratère d’un
ancien volcan englouti. Au centre de ce cratère
s’élève un nouveau volcan dont l’activité n’a
pas cessé jusqu’à maintenant. Des recherches
ont montré qu’une énorme catastrophe s’était
produite ici environ 1 500 ans avant notre ère.
Une violente éruption de l’ancien volcan recouvrit de cendres, puis d’une couche de lave de vingt
mètres d’épaisseur, toute la surface de l’île.
Ensuite, le sommet du volcan s’effondra en formant une caldeira de plusieurs dizaines de kilomètres carrés qui fut remplie par les eaux de la
mer Egée.
De l’avis des spécialistes, l’éruption du volcan
de Tyr fut plus forte que celle du Krakatau. Les
grandes vagues du tsunami qui suivit l’explosion
du Krakatau firent plusieurs fois le tour de la
Terre, s’abattant sur les rivages et détruisant les
villages des côtes situées à proximité du volcan.
On peut supposer que l’éruption du volcan de Tyr
fut la cause de catastrophes encore plus grandes
pour les habitants de l’Egéïde. C’est elle qui
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