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chaque mouvement de terrain se poursuivant
sur le fond de la mer Tyrrhénienne.
Cela ne signifierait-il pas qu’à une certaine
époque une grande étendue de terre ferme occupait une partie de l’actuelle mer Tyrrhénienne?
(Ceci nous donne le droit de nommer cette terre
la Tyrrhénide.) Et la disparition de cette terre
n’est-elle pas liée à la mystérieuse civilisation
de l’âge de pierre dont les archéologues relèvent
les traces en Corse, en Sardaigne et en Sicile?
Il y a relativement peu de temps les archéologues ont découvert en Corse des statues de granit
de trois mètres de haut, décorées de bas-reliefs
représentant des armes. Selon le Times de Londres,
ces statues font partie des plus anciennes images
de l’homme connues dans le monde. Et que
révéleront les explorations archéologiques sousmarines? Ne découvrira-t-on pas au fond de la
mer Tyrrhénienne des traces de villes et de sites
engloutis, ce qui nous permettrait de soulever un
coin du rideau de mystère qui dissimule les
origines des premiers habitants de cette région
du globe avec leurs cultures particulières et leurs
langues totalement étrangères aux langues indoeuropéennes?
La langue étrusque est parfois nommée le
« problème N° 1 » de la linguistique moderne.
Les Etrusques furent les « éducateurs des
Romains»; c’est d’eux que les Romains apprirent l’art de construire des maisons et de projeter
les plans de leurs villes, de construire des canalisations et des égouts; l’alphabet étrusque servit
de modèle à l’alphabet latin, qui fut à son tour
imité par la majorité des écritures en usage en
Europe occidentale, en Amérique, en Afrique
et en Océanie. Il y a déjà quelques siècles
que les savants ont appris à lire à peu près cou-
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