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d’amarrage. Peu de temps après la fin de son
mouvement ascendant, le temple se remit à s’enfoncer.
Le savant anglais Charles Lyell, qui
visita les ruines du temple de Jupiter Sérapis en
1828, remarqua que la base des colonnes se
trouvait à un pied (environ 30 centimètres)
au-dessous du niveau de la mer. Dans le demisiècle qui suivit, elle s’enfonça encore de
65 centimètres. En 1911 le temple s’était enfoncé
de près de deux mètres, et le professeur soviétique G. Gorchkov, qui le visita en 1954, constata que l’eau s’élevait déjà de 2,5 m. Ainsi, durant
le siècle dernier s’est produit un mouvement
descendant à raison de 1,7 cm par an.
D’autres portions de terre ferme se sont très
probablement enfoncées sous les eaux dans la
région de la baie de Naples, emportant avec elles
des villes et des villages anciens. Au milieu de
notre siècle des archéologues munis de scaphandres autonomes explorèrent les parties englouties
de la ville de Baies, célèbre station balnéaire
des anciens Romains. On y découvrit des ruines
monumentales à près de dix mètres de profondeur. Quelques années auparavant, les ruines
d’une ville engloutie avaient été découvertes
dans la mer Tyrrhénienne sur le même parallèle
que Rome. Il est possible que dans des temps
plus anciens la mer Tyrrhénienne ait été le
théâtre de grands affaissements de terrain et que
des quartiers de villes, des temples, des provinces
entières ont été engloutis. Les vallées sous-marines, dont regorge la côte occidentale de la Corse,
semblent témoigner en faveur de cette hypothèse.
Elles correspondent toutes aux vallées de la
terre ferme et chaque golfe de la côte occidentale
de la Corse possède son prolongement sous-marin,
d’amarrage. Peu de temps après la fin de son
mouvement ascendant, le temple se remit à s’enfoncer.
Le savant anglais Charles Lyell, qui
visita les ruines du temple de Jupiter Sérapis en
1828, remarqua que la base des colonnes se
trouvait à un pied (environ 30 centimètres)
au-dessous du niveau de la mer. Dans le demisiècle qui suivit, elle s’enfonça encore de
65 centimètres. En 1911 le temple s’était enfoncé
de près de deux mètres, et le professeur soviétique G. Gorchkov, qui le visita en 1954, constata que l’eau s’élevait déjà de 2,5 m. Ainsi, durant
le siècle dernier s’est produit un mouvement
descendant à raison de 1,7 cm par an.
D’autres portions de terre ferme se sont très
probablement enfoncées sous les eaux dans la
région de la baie de Naples, emportant avec elles
des villes et des villages anciens. Au milieu de
notre siècle des archéologues munis de scaphandres autonomes explorèrent les parties englouties
de la ville de Baies, célèbre station balnéaire
des anciens Romains. On y découvrit des ruines
monumentales à près de dix mètres de profondeur. Quelques années auparavant, les ruines
d’une ville engloutie avaient été découvertes
dans la mer Tyrrhénienne sur le même parallèle
que Rome. Il est possible que dans des temps
plus anciens la mer Tyrrhénienne ait été le
théâtre de grands affaissements de terrain et que
des quartiers de villes, des temples, des provinces
entières ont été engloutis. Les vallées sous-marines, dont regorge la côte occidentale de la Corse,
semblent témoigner en faveur de cette hypothèse.
Elles correspondent toutes aux vallées de la
terre ferme et chaque golfe de la côte occidentale
de la Corse possède son prolongement sous-marin,
