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loin de la côte. C’est notamment le cas des ruines
du port romain et de la villa découverts près
de la petite ville de Fos-sur-Mer dans les environs
de Marseille.
Dans certaines zones de la Méditerranée les
vestiges d’anciennes constructions émergent
encore des flots. L’histoire du temple de Jupiter
Sérapis situé sur la côte de la baie de Naples est
des plus intéressantes. Elle passionne d’ailleurs
non seulement les archéologues spécialistes de
l’Antiquité, mais aussi les géologues et les océanographes, car elle illustre, de manière probante,
les modifications de l’écorce terrestre perceptibles aux hommes. La nature a laissé une « chronique » convaincante sur la partie principale des
ruines du temple, à savoir des colonnes de douze
mètres en marbre.
Ces colonnes furent découvertes vers le milieu
du XVIIIe siècle au bord de la baie, à demi enterrées dans le sable et les cendres et enfouies dans
les broussailles. On nettoya le socle de marbre
sur lequel elles se dressaient. C’est alors que l’on
s’aperçut que tout le socle et les colonnes ellesmêmes jusqu’à une hauteur de trois mètres
cinquante avaient été rongés par des mollusques
marins. Il s’avéra que le temple édifié au début
de notre ère s’était progressivement enfoncé dans
la mer si bien qu’au XIIIe siècle seule la partie
supérieure des colonnes émergeait encore, dominant la mer de plus de six mètres. Trois siècles
plus tard le temple commença à s’élever et ses
parties rongées par les mollusques lithophages,
puis son socle, réapparurent à la surface. Le
relèvement du sol ne fut pas très considérable,
une ancienne voie romaine qui longeait le bord de
la mer près du temple resta sous les eaux, ainsi
que de grands blocs de pierre munis d’anneaux
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