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trouvait sur une île. Sur ordre d’Alexandre ses
soldats comblèrent le détroit qui séparait la
ville du continent, et aujourd’hui Tyr se trouve
sur une petite presqu’île.
Après la fin de la deuxième guerre mondiale
Poidebard entreprit des fouilles sous-marines
afin de retrouver un autre port célèbre des Phéniciens, le port de Sidon. Il s’avéra que le port
de Sidon différait grandement de par sa construction de Tyr, ville rivale et alliée. Il était
possible d’y pénétrer par deux endroits, entre
le môle et une petit île ou par un canal creusé
entre cette île et la berge qui traversait un banc
de sable. Ce canal était si peu profond qu’il ne
laissait même pas passer les bateaux de l’époque,
malgré leur faible tirant d’eau.
Le scaphandre autonome permit aux archéologues d’étudier les navires naufragés et même
d’entreprendre des fouilles dans les villes englouties par les eaux de la Méditerranée. Des affaissements du sol se sont produits dans la région de
Marseille à une époque assez récente. Les habitants
de Sainte-Marie durent élever une digue au début
du XVIIIe siècle afin d’arrêter l’invasion des eaux.
Un moine de la fin du XVIIe siècle laissa une note
indiquant que depuis le temps de sa jeunesse la
mer avait gagné deux kilomètres de terre ferme.
Des hommes-grenouilles découvrirent au fond de la
baie Sainte-Gervaise de nombreux débris de constructions datant de 2 000 ans. Actuellement les
archéologues des fonds marins scrutent les environs d’autres ports de l’Antiquité qui gisent sous
les eaux de la Méditerranée à proximité des
côtes du midi de la France. Les explorations en
scaphandre autonome sont facilitées dans cette
région du fait que les ruines des constructions
sont englouties à de faibles profondeurs, non
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