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La mer Méditerranée et la Tyrrhénide
On a relevé des vestiges d’anciennes constructions recouvertes par les eaux en de nombreux
endroits de la Méditerranée. Les premières
recherches archéologiques sous-marines furent
effectuées par le savant français A. Poidebard
au début des années 1930, en Méditerranée orientale, dans la région de Tyr, aujourd’hui Soura,
célèbre port phénicien. Les historiens antiques
affirment que Tyr était pourvu de deux rades.
Pourtant aucune trace d’installations portuaires
ne put être relevée dans la région actuelle de
Tyr, petite ville de pêcheurs. Gela signifiait-il
qu’aucun vestige des rades ne s’était conservé
jusqu’à nos jours?
En été 1934 on effectua une série de prises de
vues aériennes. Les photos montrèrent d’étranges taches sombres de formes géométriques
s’étendant le long du rivage. S’agissait-il des
ruines des anciennes installations portuaires ou
d’un jeu de lumières? Pour plus de certitude,
on examina le fond de la mer à l’aide d’une sorte
de périscope permettant de voir jusqu’à une
profondeur de 20 mètres. Ensuite vinrent les
scaphandriers (le scaphandre autonome n’existait
pas encore et les archéologues devaient opérer
leurs fouilles par personne interposée en utilisant
les services des scaphandriers professionnels).
Finalement on parvint à retrouver au fond de la
Méditerranée les deux rades de Tyr, les restes
d’une ancienne jetée qui s’avançait dans la mer
de près de deux cents mètres. L’étude des ruines
de ces constructions permit aux savants de reconstituer de nombreux détails de la prise de Tyr
par les armées d’Alexandre de Macédoine.
Auparavant le grand port du Monde Antique se
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