224
tracés rupestres. Le savant soviétique Kabo
considère ces légendes comme des tentatives
de la part des habitants actuels de l’Australie
(comme c’est le cas chez les Polynésiens et
d’autres peuples) d’expliquer la provenance pour
eux mystérieuse d’objets et de tracés dont les
véritables auteurs sont depuis longtemps oubliés.
Dans ce cas quel peuple a créé les œuvres
énigmatiques que les savants s’efforcent en
vain de déchiffrer depuis un siècle et demi?
Ces œuvres sont-elles dues aux Australiens euxmêmes? Ou faut-il rechercher la solution en
dehors du continent? En dépit du temps écoulé
depuis la découverte des premiers tracés, l’étude
des magnifiques œuvres d’art australiennes n’en
est encore qu’à ses débuts. Même les plus célèbres
« galeries de peintures » sont loin d’avoir été
étudiées en détail. En voici un exemple caractéristique. A la fin du siècle dernier on découvrit dans la presqu’île de Arnhem des dessins
uniques représentant des hommes grandeur nature, mais dont le physique différait nettement
de celui des Australiens. George Bradshaw qui
a trouvé ces dessins pensait que ces images
rappelaient surtout les fresques des temples de
l’Ancienne Egypte. C’est vraiment une grande
découverte et pourtant personne n’a visité cet
endroit depuis! Les tracés rupestres d’Australie
sont pour la critique d’art une terre inconnue
de même que pour l’océanographe l’océan
Indien dont le fond recèle peut-être l’explication
des mystérieux dessins du cinquième continent.
Suivant la mythologie des Australiens, les
mystérieux vondjines sont venus de l’ouest ou
du nord-ouest. De plus, ils sont « sortis de la
mer ». Il est remarquable que c’est aux vondjines
tracés rupestres. Le savant soviétique Kabo
considère ces légendes comme des tentatives
de la part des habitants actuels de l’Australie
(comme c’est le cas chez les Polynésiens et
d’autres peuples) d’expliquer la provenance pour
eux mystérieuse d’objets et de tracés dont les
véritables auteurs sont depuis longtemps oubliés.
Dans ce cas quel peuple a créé les œuvres
énigmatiques que les savants s’efforcent en
vain de déchiffrer depuis un siècle et demi?
Ces œuvres sont-elles dues aux Australiens euxmêmes? Ou faut-il rechercher la solution en
dehors du continent? En dépit du temps écoulé
depuis la découverte des premiers tracés, l’étude
des magnifiques œuvres d’art australiennes n’en
est encore qu’à ses débuts. Même les plus célèbres
« galeries de peintures » sont loin d’avoir été
étudiées en détail. En voici un exemple caractéristique. A la fin du siècle dernier on découvrit dans la presqu’île de Arnhem des dessins
uniques représentant des hommes grandeur nature, mais dont le physique différait nettement
de celui des Australiens. George Bradshaw qui
a trouvé ces dessins pensait que ces images
rappelaient surtout les fresques des temples de
l’Ancienne Egypte. C’est vraiment une grande
découverte et pourtant personne n’a visité cet
endroit depuis! Les tracés rupestres d’Australie
sont pour la critique d’art une terre inconnue
de même que pour l’océanographe l’océan
Indien dont le fond recèle peut-être l’explication
des mystérieux dessins du cinquième continent.
Suivant la mythologie des Australiens, les
mystérieux vondjines sont venus de l’ouest ou
du nord-ouest. De plus, ils sont « sortis de la
mer ». Il est remarquable que c’est aux vondjines
