222
tisées et des symboles géométriques qui semblent
avoir été les thèmes préférés des peintres australiens. Enfin, il y a une convergence frappante
de style et d’exécution entre certains dessins
d’Australie et les œuvres plastiques d’autres
peuples de la Terre. Le style de certains dessins
rappelle celui des Bushmen de l’Afrique du
Sud, tandis que d’autres évoquent les peintures
rupestres de l’Egypte d’avant les pharaons
et qu’un troisième style est identique à celui
des fresques trouvées en Espagne et datant de
l’âge de pierre. Est-ce le fait du hasard ou
quelque chose de plus? Les opinions sont
partagées.
Ce sont les plus célèbres dessins rupestres de
l’Australie, dits « vondjines », qui ont provoqué
les discussions les plus animées. Un des premiers
explorateurs du cinquième continent, George
Grey, découvrit en 1838 dans les profondes
cavernes du Kimberley (au nord-ouest de l’Australie) des dessins représentant des êtres fantastiques, à la tête nimbée d’une auréole, au visage
à peau blanche, dépourvus de bouche et dont le
corps était recouvert de longues raies verticales.
Plus tard on trouva en Australie d’autres dessins de ces êtres étranges, que les autochtones
nomment « vondjines ». Grey estimait que ces dessins n’étaient pas l’œuvre de peintres australiens,
mais qu’ils avaient été faits par un peuple venu
du dehors, probablement des Malais. D’autres
affirmèrent que les vondjines symbolisaient d’anciens Sumériens ou Babyloniens, ou bien qu’il
s’agissait d’Egyptiens, ou encore d’Africains,
ou même d’Hellènes. Au XXe siècle l’ethnographe
australien Elkine fournit une série d’éléments
semblant démontrer que les dessins avaient
été' exécutés par les aborigènes australiens. En
tisées et des symboles géométriques qui semblent
avoir été les thèmes préférés des peintres australiens. Enfin, il y a une convergence frappante
de style et d’exécution entre certains dessins
d’Australie et les œuvres plastiques d’autres
peuples de la Terre. Le style de certains dessins
rappelle celui des Bushmen de l’Afrique du
Sud, tandis que d’autres évoquent les peintures
rupestres de l’Egypte d’avant les pharaons
et qu’un troisième style est identique à celui
des fresques trouvées en Espagne et datant de
l’âge de pierre. Est-ce le fait du hasard ou
quelque chose de plus? Les opinions sont
partagées.
Ce sont les plus célèbres dessins rupestres de
l’Australie, dits « vondjines », qui ont provoqué
les discussions les plus animées. Un des premiers
explorateurs du cinquième continent, George
Grey, découvrit en 1838 dans les profondes
cavernes du Kimberley (au nord-ouest de l’Australie) des dessins représentant des êtres fantastiques, à la tête nimbée d’une auréole, au visage
à peau blanche, dépourvus de bouche et dont le
corps était recouvert de longues raies verticales.
Plus tard on trouva en Australie d’autres dessins de ces êtres étranges, que les autochtones
nomment « vondjines ». Grey estimait que ces dessins n’étaient pas l’œuvre de peintres australiens,
mais qu’ils avaient été faits par un peuple venu
du dehors, probablement des Malais. D’autres
affirmèrent que les vondjines symbolisaient d’anciens Sumériens ou Babyloniens, ou bien qu’il
s’agissait d’Egyptiens, ou encore d’Africains,
ou même d’Hellènes. Au XXe siècle l’ethnographe
australien Elkine fournit une série d’éléments
semblant démontrer que les dessins avaient
été' exécutés par les aborigènes australiens. En
