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Les pages des Chroniques de pierre
L’anthropologie, l’ethnographie, la linguistique et l’archéologie, toutes ces sciences ont été
mobilisées pour éclaircir l’énigme des Australiens. Elles se révèlent malgré tout insuffisantes,
car elles ne fournissent aucune donnée vérifiable
permettant de retracer l’histoire ancienne du
cinquième continent. Il manque les sources
écrites auxquelles les historiens du Monde antique
ont l’habitude de faire appel. L’écriture n’a fait
son apparition en Australie qu’après l’arrivée
des Européens. Pourtant nous possédons de
nombreux documents laissés par les Australiens
eux-mêmes et qui contribuent à illustrer les
siècles sans écriture. Il s’agit de centaines et
de milliers de dessins sur falaises et sur roches
que l’on trouve un peu partout sur le territoire
du continent australien. Le déchiffrement de
ces inscriptions est une des tâches les plus ardues
mais les plus passionnantes de la science étudiant l’Australie. Là, comme dans tout ce qui
se rapporte à l’histoire ancienne du cinquième
continent, il y a matière à éclaircissement, à
hypothèse et à discussion.
Tout d’abord voyons l’âge des tracés. Certains
savants estiment qu’ils sont récents, datant de
150 ou 200 ans. D’autres leur attribuent une
ancienneté considérable, des dizaines de milliers
d’années (en effet, on trouve des reproductions
d’animaux aujourd’hui^disparus: reptiles et lapins
marsupiaux géants de la taille d’un rhinocéros).
Ensuite la signification de la plupart des allégories n’est pas claire. Nous ignorons tout des
légendes et des mythes grâce auxquels on pourrait définir le symbolisme des mystérieux êtres
mi-hommes, mi-animaux, des figures schéma
Les pages des Chroniques de pierre
L’anthropologie, l’ethnographie, la linguistique et l’archéologie, toutes ces sciences ont été
mobilisées pour éclaircir l’énigme des Australiens. Elles se révèlent malgré tout insuffisantes,
car elles ne fournissent aucune donnée vérifiable
permettant de retracer l’histoire ancienne du
cinquième continent. Il manque les sources
écrites auxquelles les historiens du Monde antique
ont l’habitude de faire appel. L’écriture n’a fait
son apparition en Australie qu’après l’arrivée
des Européens. Pourtant nous possédons de
nombreux documents laissés par les Australiens
eux-mêmes et qui contribuent à illustrer les
siècles sans écriture. Il s’agit de centaines et
de milliers de dessins sur falaises et sur roches
que l’on trouve un peu partout sur le territoire
du continent australien. Le déchiffrement de
ces inscriptions est une des tâches les plus ardues
mais les plus passionnantes de la science étudiant l’Australie. Là, comme dans tout ce qui
se rapporte à l’histoire ancienne du cinquième
continent, il y a matière à éclaircissement, à
hypothèse et à discussion.
Tout d’abord voyons l’âge des tracés. Certains
savants estiment qu’ils sont récents, datant de
150 ou 200 ans. D’autres leur attribuent une
ancienneté considérable, des dizaines de milliers
d’années (en effet, on trouve des reproductions
d’animaux aujourd’hui^disparus: reptiles et lapins
marsupiaux géants de la taille d’un rhinocéros).
Ensuite la signification de la plupart des allégories n’est pas claire. Nous ignorons tout des
légendes et des mythes grâce auxquels on pourrait définir le symbolisme des mystérieux êtres
mi-hommes, mi-animaux, des figures schéma
